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Crise : affluence et questions aux réunions de la FDSEA

Les mesures engagées par les OPA départementales suscitent de forts intérêts.

Près de 150 personnes à Grand-Laviers.
Près de 150 personnes à Grand-Laviers.
© AAP


Cette semaine ont débuté les réunions d’information organisées par la FDSEA de la Somme pour permettre à l’ensemble des organisations professionnelles du département de présenter leurs dispositions classiques ou exceptionnelles permettant d’apporter une réponse à la situation de crise traversée par l’agriculture départementale.

Analyser avec méthode
En premier lieu, CerFrance Somme a indiqué les règles, principes et méthodes à mettre en place dans les prochaines semaines : en premier lieu, réaliser un pré-résultat, pour actualiser les chiffres de l’exploitation, mesurer l’EBE, le confronter aux prélèvements privés et aux annuités, et mesurer le reliquat financier, négatif cette année dans la plupart des cas. C’est ce dernier élément qui permettra d’engager la réflexion et de prendre les bonnes décisions avec les partenaires banquiers et les fournisseurs. Etape suivante : projeter sur l’année à venir les chiffres dans un budget de trésorerie, à faire et caler au mois le mois pour anticiper le solde bancaire et identifier les dates et hauteur des besoins non pourvus. Un article sur le budget de trésorerie sera publié dans l’une des prochaines éditions. En parallèle, CerFrance recommande de travailler les différentes mesures disponibles cette année (voir tableau pages 4 et 5), qu’elles soient classiques ou exceptionnelles. La première d’entre elles est la réintégration (si elle existe) de la dotation pour aléa (DDA), puisque le critère de réintégration est massivement atteint cette année (10 % de la perte de valeur ajoutée par rapport à la moyenne triennale). Ensuite, on peut agir sur les prélèvements obligatoires, notamment sur le choix d’option pour les impôts, tout comme l’option pour les cotisations MSA, à la fois en utilisant l’option exceptionnelle N-1 sur l’année 2016 (revenus 2015), ou simplement en réétudiant le choix d’option sur l’année 2017 (revenus 2016). Il sera également possible de revoir les délais de règlement, et d’anticiper par la demande de modulation l’abaissement du montant du premier appel de 2017. Enfin, CerFrance complète l’analyse avec l’action à porter sur les dépenses, notamment la gestion des contrats, celle des stocks, et sur la remise à plus tard des dépenses et investissements qui peuvent l’être, avant de se projeter sur les budgets de trésorerie 2017, mais chaque chose en son temps !

Des mesures nombreuses
Après l’intervention de CerFrance, les conseillers et représentants de la MSA de Picardie, du Crédit Agricole Brie-Picardie, de la DDTM, de la Chambre d’agriculture de la Somme et de la FDSEA ont présenté l’ensemble des mesures classiques et exceptionnelles pour faire face à la situation. Afin de mieux faciliter la lecture, elles sont reprises sous forme de tableau dans les pages suivantes (4 et 5) pour clarifier si elles sont déjà activées, automatiques ou sur demande, leurs conditions d’accès et les éventuels interlocuteurs. Cela correspond au séquençage proposé par CerFrance : connaître son pré-résultat et son budget de trésorerie, puis confronter les décalages avec les mesures disponibles pour pallier tout ce qui peut l’être. Enfin, si la situation l’exige, une analyse plus poussée peut s’avérer nécessaire.

Une action renforcée
En effet, compte tenu des difficultés à la fois de l’élevage depuis un an, et à présent des productions végétales, la DDTM constate que la majeure partie des agriculteurs du département pourraient être éligibles au dispositif d’Etat «Agriculteur en difficulté». Ce dispositif permet une analyse économique approfondie par un organisme agréé pris en charge par l’Etat, la réalisation d’un plan de redressement, un suivi technico-économique sur trois ans, une prise en charge partielle d’une partie des intérêts bancaires sur les prêts existant ou sur une restructuration, et enfin une possibilité de prise en charges des cotisations sociales. Sans forcément s’engager directement sur cette procédure, l’analyse initiale et la méthode peuvent s’avérer être très utiles pour mieux appréhender la situation, notamment lorsque celle-ci ne peut pas se satisfaire de mesures conjoncturelles à court terme. Dès lors, la Chambre d’agriculture qui pilote les dispositifs d’audits dans le plan «Avenir Elevage 80», prolongés par la démarche du Conseil régional de Picardie, en accélère le déroulement et le rendu avec les partenaires des agriculteurs concernés. En effet, si l’agriculteur et ses partenaires avaient besoin de chiffres approfondis, les rendus des audits doivent être ainsi et au plus vite disponibles. Une extension à toutes les filières est à l’étude.

Une cellule d’écoute
Enfin, il a été rappelé les numéros de téléphone de la cellule de référents mise en place. Cette cellule a pour but de commencer à dénouer les situations des agriculteurs qui peuvent se sentir perdu face à leur situation ou à la multiplication des interlocuteurs, ou encore ceux qui ne sont pas ressortissants des organismes engagés dans les mesures départementales. Avec plus de 200 participants pour les réunions de Grand-Laviers et de Montdidier, bon nombre de questions ont été travaillées et verront leurs réponses formulées dans cette édition (page 6) et la suivante. Enfin, un message d’alerte passé du fait du nombre d’arnaques malveillantes qui sont en recrudescence du fait du désarroi actuel.

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