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Des bovins destinés à l'Iran bloqués par les sanctions américaines

Les jeunes bovins qui devaient s'envoler vers Téhéran (Iran) risquent de rester cloués au sol, à cause du rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran, selon l’'AFP. Un projet qui représente « dix ou quinze millions d'euros », déclare Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l'Orne. Impulsé notamment par l'élue normande, un contrat avait été signé en 2016. Après l'accord sur le nucléaire iranien, une chaîne d'abattoirs souhaitait acquérir des animaux français pour « remonter une filière bovine de qualité » au Moyen-Orient, explique-t-elle. A terme, l'’objectif est d’envoyer là-bas 10 000 à 20 000 animaux originaires de Normandie, essentiellement des charolais.

Les espoirs ont été douchés par le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire, et les sanctions économiques américaines rétablies le 7 août. Celles-ci comprennent notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, pour les entreprises continuant à commercer avec l'Iran. Prises en étau, les banques françaises engagées dans le projet normand « refusent maintenant l'argent iranien », présenté sous forme de lettres de crédit. La coopérative Agrial s'est retirée du projet. La Compagniefrançaise d'ass urance pour le commerce extérieur, supposée couvrir les exportations, « ne pourra pas le faire », ajoute Nathalie Goulet, qui se « retrouve sans banque, et pratiquement sans partenaire technique ».

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