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Santé animale
DNC : les exportations de bovins vont pouvoir reprendre dès le 1er novembre

Après deux semaines de mesures strictes, la situation sanitaire semble s’être stabilisée. Le gouvernement autorise la reprise anticipée des exportations, dans un cadre rigoureux.

Annie Genevard annonce la reprise des exportations de bovins sous conditions à partir du 1er novembre.
Annie Genevard annonce la reprise des mouvements de bovins sous conditions à partir du 1er novembre.
© Ministère de l'Agriculture

La bonne nouvelle est tombée ce 30 octobre : les exportations de bovins français pourront reprendre dès le 1er novembre, annonce Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire. La décision était attendue par la filière, alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), apparue à la mi-octobre, avait conduit à un arrêt brutal des mouvements commerciaux vers l’étranger.

Une situation sanitaire stabilisée

Selon le ministère de l’Agriculture, depuis le 18 octobre, les mesures d’urgence mises en place ont permis de contenir la propagation du virus. Aucun nouveau foyer n’a été détecté en dehors des zones réglementées, confirme la rue de Varenne pour qui cette stabilisation est le fruit d’une stratégie sanitaire jugée efficace, associant surveillance, restriction des mouvements et mobilisation des services vétérinaires.

« Les éleveurs ont consenti à des efforts majeurs pour endiguer la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse. Je veux saluer leur sens des responsabilités et la rigueur de tous les acteurs de la filière », a souligné Annie Genevard.
« Ils ont permis cette reprise anticipée des exportations, essentielle pour la vitalité économique de notre filière bovine. »

Une reprise encadrée et sous haute surveillance

Si les exportations reprennent, elles le feront dans un cadre sanitaire strictement maîtrisé. Jusqu’au 4 novembre inclus, chaque centre de rassemblement situé en zone réglementée supplémentaire devra déclarer sa reprise d’activité auprès de la préfecture et fonctionner sous la supervision d’un vétérinaire désigné. Ce dernier sera garant du respect des protocoles sanitaires.

Au-delà, jusqu’au 16 novembre inclus, tous les centres de rassemblement français devront notifier sous 24 heures les mouvements de bovins transitant par leurs installations, quelle que soit la destination finale des animaux.
L’objectif est d’assurer une traçabilité complète des déplacements et permettre une réactivité immédiate en cas de nouveau signalement.

Des contrôles maintenus sur le terrain

Les contrôles routiers des mouvements d’animaux se poursuivront sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones réglementées, afin de vérifier le respect des obligations en vigueur. « La rigueur de chacun reste indispensable pour empêcher la dissémination de la DNC », rappelle le ministère. Cette vigilance partagée doit permettre de consolider la reprise d’activité et de garantir la confiance des partenaires commerciaux.

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