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Artisanat
Embarquez à bord de la Bear’s tavern pour une dégustation de bière insolite

En avril, le Printemps des Brasseurs, événement labellisé Région européenne de la gastronomie, met en avant le savoir-faire des brasseurs régionaux. Dans la Somme, la seule brasserie participante est la Bears’ tavern, installée sur une péniche du quai Charles Tellier, à Amiens.

De la convivialité, pour siroter une bière de qualité, le tout respectueux de l’environnement. La péniche La Tanière cochait toutes les cases du projet d’Arnaud Daumerie. Depuis 2020, l’ex-chef de projet web a ouvert sa micro-brasserie à bord de ce bateau accosté quai Charles Tellier, à Amiens, près de l’ESIEE. «Je voulais un travail qui me plaise et qui corresponde à mes valeurs», confie-t-il. 

Tout a commencé dans sa cuisine il y a une petite quinzaine d’années. «J’ai beaucoup voyagé dans les pays anglosaxons. Là-bas, les micro-brasseries sont très répandues. Ça m’a donné l’envie de me lancer.» Après la cuisine, la micro-brasserie a déménagé dans le jardin. «J’y ai brassé jusqu’à 300 l par mois. Les débouchés étaient là, avec des restaurants notamment. En 2020, je me suis lancé officiellement.» Difficile cependant de trouver un local accessible en centre-ville d’Amiens. «Je voulais pouvoir tout faire à vélo, y compris les livraisons.» La Tanière tape dans l’œil de ce passionné de bateau. «Elle coche tous les critères : bien située, un lieu un peu insolite qui attire, et une climatisation naturelle l’été grâce à l’eau.» La Bear’s tarvern était enfin installée. Seul bémol : les frais d’entretien assez conséquents. «Cet hiver, il a fallu un mois et demi pour l’amener dans un chantier naval de l’Oise et la restaurer.» 

"Les recettes suivent les saisons. Fin août par exemple, il s’agit d’une bière au houblon sauvage des hortillonnages."

Aujourd’hui, les clients sont accueillis à bord les mardis, vendredis et samedis de 16h à 19h, et le brasseur espère décrocher les autorisations pour pouvoir installer une terrasse sur le quai cet été. On y déguste les bières «responsables» : bouteilles consignées et lavées sur place, eau de refroidissement du brassin réutilisée, étiquettes imprimées à Amiens sur papier recyclé, colle faite maison, fermentation au miel des ruchers amiénois de l'Îlot-miel, ingrédients naturels, drêches revalorisées localement en compost avec les Recyclettes…

 

Deep See Bear et Ginger Fair

Arnaud Daumerie a créé dix-huit bières, et trois ou quatre bières en moyenne sont à la carte selon les saisons. «Par exemple, en mai et juin, je brasse une bière aux fleurs de sureau que je cueille moi-même. Il n’y en a qu’à cette saison. Fin août, il s’agit d’une bière au houblon sauvage des hortillonnages.» Pour ce printemps de la bière, la Deep See Bear et la Ginger Fair sont proposées. La première est une bière de blé grillé. «Il s’agit d’une bière blanche fruitée et citronnée : au nez et en bouche, les arômes d'agrumes se mêlent aux saveurs de banane et de fruits blancs.» Derrière sa rondeur en bouche et son amertume très légère se cache tout de même 6 % d’alcool. La seconde, Ginger Fair, est dite «blonde piquante et irrésistible». «Elle est infusée au citron, et 10 kg de gingembre sont incorporés dans le brassin de 650 l.» Il n’y a plus qu’à porter la mousse aux lèvres. 

Deuxième région brassicole de France

Avec 200 brasseries implantées sur tout le territoire, les Hauts-de-France sont classés 2e région brassicole de France. 7,3 millions d’hectolitres de bière y sont produits chaque année, soit 33,5 % de la production nationale. Pour les découvrir, le syndicat Brasseurs des Hauts-de-France a créé un site touristique brassicole www.terredebrasseurs.com qui permet «d’aller à leur rencontre, de découvrir leur savoir-faire et leur métier, et, autour des carnets touristiques, le territoire brassicole des Hauts-de-France». Pourquoi un printemps de la bière ? «C’est en parfaite cohérence avec les objectifs du Label : affirmer l'identité culinaire des Hauts-de-France et porter un nouveau regard sur la région et valoriser les métiers et les savoir-faire», justifie le syndicat. 

Une bière de printemps savoureuse

Tout le mois d’avril, donc, une cinquantaine de brasseurs des Hauts-de-France ouvrent leurs portes au public pour faire découvrir les bières de printemps. Il faut dire que le métier de brasseur s’exerce au rythme des saisons, des récoltes et des traditions. «Brassée en hiver avec les matières premières les plus fraîches issues de la dernière récolte, elle était parfaitement conservée au froid. La bière de printemps sortait des caves des brasseries pour l'arrivée des beaux jours et avait la réputation d'être la meilleure bière de l'année», explique le syndicat des brasseurs. Un ancien dicton des brasseurs «En hiver brasse qui veut, en été brasse qui peut» prouve à quel point le travail du brasseur et la qualité des bières dépendaient beaucoup des installations frigorifiques qui étaient extrêmement rares avant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet esprit, les brasseurs des Hauts-de-France perpétuent la tradition ancestrale des bières de mars et proposent des bières qui se veulent à la fois rafraîchissantes et aromatiques avec des notes florales et printanières. 
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