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Encore un plan stratégique, cette fois pour la filière avicole

Le ministre va faire des propositions pour aboutir à des mesures concrètes au printemps prochain.

L’environnement est un des principaux sujets que devra traiter ce plan.
L’environnement est un des principaux sujets que devra traiter ce plan.
© AAP

Après le porc, c’est au tour de la volaille. Guillaume Garot, le ministre délégué à l’industrie alimentaire, a annoncé la mise en œuvre d’un plan stratégique pour l’aviculture, lors de l’assemblée générale de Confédération française de l’aviculture (CFA) qui s’est déroulée à Paris le 7 novembre. Il revient à Alain Berger, le délégué interministériel pour l’agroalimentaire, de préparer ce plan et de faire des propositions dans le courant du premier trimestre 2013.
Sans attendre, le ministre a néanmoins insisté sur le fait que ce plan devra traiter de la question environnementale. «On doit jeter les bases d’un nouveau modèle de production qui concilie la performance économique et la performance écologique» a-t-il indiqué. De son coté Alain Berger n’a pas caché que le dossier environnemental «est le sujet central sur lequel le gouvernement et la profession doivent s’impliquer». En effet, sous la pression des écologistes, l’administration ne cesse d’empiler les contraintes souvent plus draconiennes que les règles européennes, et d’allonger les délais d’instruction qui découragent les meilleures volontés à investir dans l’aviculture. Sans parler les recours éventuels des riverains contre les projets des éleveurs. Si on y ajoute, l’augmentation du coût des matières premières pour l’alimentation animale que la filière n’est pas en mesure de répercuter à l’aval, le panorama n’est pas très encourageant. Revenu en baisse, installations vieillissantes, pression de l’environnement, toutes les conditions sont réunies pour conforter le déclin de la filière avicole nationale.

Diagnostic partagé
Un diagnostic illustré par la dégradation du commerce extérieur. La France qui affichait un excédent de 1,2 milliard d’euros en 2000 se retrouve quasiment à l’équilibre avec 240 millions d’euros d’excédent seulement en 2011, Notre pays importe désormais 45 % des poulets. «Cela devient intolérable» a déclaré Michel Prugue, le président de la CFA, alors qu’il dispose d’ «un savoir faire avicole et une indéniable qualité de sa production». Dans l’immédiat, le ministre a confirmé que le pacte de compétitivité annoncé par Jean-Marc Ayrault (voir notre précédente édition) concernera l’agroalimentaire, y compris la filière avicole. «Le crédit d’impôt proposé devrait se traduire par un allègement de 6 % des cotisations sociales patronales dès 2013» a-t-il assuré. La Banque publique pour l’investissement nouvellement créée pourra également être sollicitée pour accompagner les projets d’investissement. Quant aux relations avec la grande distribution, elles feront l’objet d’une table ronde qui réunira l’ensemble des acteurs de la filière le 21 novembre prochain.

Les Français se sont détournés du poulet entier
«La France avait un modèle alimentaire très diversifié avec des volailles de qualité. C’est toujours vrai. Mais en dix ans, les achats de poulets entiers par les ménages sont passés de 52 à 32%. Alors que, dans le même temps, les élaborés de volaille voient leur part augmenter», a expliqué Pascale Magdelaine, directrice du pôle économique de l’Itavi (institut technique de l’aviculture). Les professionnels de la filière sont conscients qu’ils devront prendre en compte ces évolutions de consommation tout en gardant une diversité des productions.

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