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France Terre de lait : la filière se jette à l’eau

Prévue par le plan de la filière laitière, la démarche «France Terre de lait» a été officiellement lancée. Cette démarche de responsabilité sociétale à l’échelle de la filière servira de socle commun à tout le lait et les produits laitiers français.

«La finalité de cette démarche de responsabilité sociétale est de dire aux consommateurs : Ayez confiance, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs proposent des produits laitiers de qualité», explique Thierry Roquefeuil.
«La finalité de cette démarche de responsabilité sociétale est de dire aux consommateurs : Ayez confiance, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs proposent des produits laitiers de qualité», explique Thierry Roquefeuil.
© Pixabay

«Nous avons la plus belle filière du monde», «la France est une belle terre de lait», «il y a une excellence de la filière tant gastronomique que sanitaire.» Les professionnels laitiers n’ont pas tari d’éloge sur leur filière lors du lancement de la démarche de responsabilité sociétal «France Terre de Lait, la filière laitière s’engage», le 14 janvier. Grâce à ce socle commun à l’ensemble des acteurs de la filière, ils entendent bien le prouver aux consommateurs. «Fruit d’une ambition partagée», comme l’explique Thierry Roquefeuil, président du Cniel, et de «l’impérieuse nécessité de créer de la valeur et de la répartir», insiste Caroline le Poultier, directrice générale, cette démarche était promise par le plan de filière remis par l’interprofession il y a deux ans. Le Cniel n’intégrait alors pas encore le collège commerce, distribution et restauration qui l’a rejoint en 2019. Cette démarche de responsabilité sociétale est «d’une envergure assez inédite», relève Caroline Le Poultier. En effet, elle est commune à l’ensemble des acteurs de la filière et servira de «socle commun à tout le lait et les produits laitiers» français. Un «socle collectif qui n’empêche pas les entreprises de développer leur propre démarche de segmentation», relève Damien Lacombe, président du collège des coopératives.

Quatre axes de performance
La démarche reposera sur quatre axes de performance. Chacun comprend une série d’engagements évaluables à partir d’indicateurs et d’objectifs fixés pour 2025. Premièrement, la performance économique et sociale (attractivité des métiers, meilleure rémunération des éleveurs...) «pour que chaque acteur puisse mieux vivre son métier». Il comprend notamment des indicateurs de revenu des éleveurs.

Deuxièmement, la performance sanitaire «parce que la confiance des consommateurs est notre priorité», assure l’interprofession. Des tests sur la présence d’antibiotiques sont systématisés sur le lait avec un objectif de 100 % du lait testé d’ici 2025. Ensuite, la performance alimentaire «pour informer sur la place essentielle des produits laitiers dans une alimentation équilibrée». Enfin, la performance de productions responsables «pour garantir le bien-être animal et préserver l’environnement».

L’objectif est notamment d’évaluer, grâce à la méthode BoviWell, l’intégralité des fermes laitières d’ici 2025 sur seize critères de bien-être animal retenus par l’interprofession. «La finalité de cette démarche de responsabilité sociétale est de dire aux consommateurs : Ayez confiance, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs proposent des produits laitiers de qualité», explique Thierry Roquefeuil. Après une information auprès des producteurs laitiers, OPA et autres partenaires de la filière, une communication auprès du grand public est prévu pour le Salon de l’agriculture.



Coopération et FNPL soutiennent le projet

«L’objectif de FranceTerre de lait est de créer les conditions d’une filière rémunératrice pour tous les maillons de la chaîne», a garantit Damien Lacombe, président de Sodiaal, lors de la présentation de la démarche. Même discours pour Thierry Roquefeuil qui assure qu’il ne s’agit «pas d’un coup de com’» mais bien d’une «transparence affichée». Pour Marie Thérèse Bonneau (FNPL), présidente du collège producteurs, cela permettra de «redonner ses lettres de noblesse à l’ensemble de la filière» et de la «fierté» au travail d’éleveur.

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