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Gastronomie : des marques régionales mises en avant

Une nouvelle édition de l’opération «Invitez les saveurs des Hauts-de-France à votre table» est organisée du 28 septembre au 2 octobre. L’occasion de mettre en avant auprès de la restauration collective des produits sous marques Saveurs en Or et Terroirs des Hauts-de-France.

Les pommes, jus et purées de fruits du Domaine de Moismont vont bénéficier d’une sur-exposition pendant une semaine auprès d’acheteurs de la restauration collective en espérant que cela porte ses fruits en pérennisant des débouchés.
Les pommes, jus et purées de fruits du Domaine de Moismont vont bénéficier d’une sur-exposition pendant une semaine auprès d’acheteurs de la restauration collective en espérant que cela porte ses fruits en pérennisant des débouchés.
© V. F.



En règle générale, l’opération se déroule en mars. Crise du Covid-19 oblige, la 19e édition aura finalement lieu du 28 septembre au 2 octobre. «Malgré un contexte compliqué, il nous a semblé opportun de maintenir l’événement parce que cela reste une belle opération des produits de notre région», soulignait ce mardi Francine Théret, élue à la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France. «Invitez les saveurs des Hauts-de-France à votre table», c’est désormais un rendez-vous annuel porté par le Comité de promotion Hauts-de-France, les chambres d’agriculture, le Conseil régional et les associations professionnelles du secteur de la restauration collective pour mettre en avant un certain nombre de produits alimentaires auprès des acheteurs de la restauration hors domicile collective : restaurants scolaires, collèges, lycées, cuisines centrales, hôpitaux, maisons de retraite... En cette année 2020, le thème retenu est celui des marques collectives régionales. La région Hauts-de-France en compte deux : Saveurs en Or et Terroirs des Hauts-de-France. 290 établissements se sont ainsi inscrits et s’engagent à proposer au cours de la semaine au moins un produit – certains vont jusqu’à proposer un menu complet – estampillé de l’une ou l’autre marque. Parmi les fournisseurs de ces produits, certaines ont fait le choix d’adhérer aux démarches de reconnaissance des produits de la région, à l’image du Domaine de Moismont (pommes et jus) à Vron (80), où se déroulait le lancement de l’opération.

Une promotion large
Pour Anne Halgand, responsable de communication à la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France, «la restauration collective est une vitrine de choix». Et pour cause : si 290 établissements ont inscrit leur participation à la semaine «Invitez les saveurs», ce sont en réalité presque 600 établissements qui afficheront des produits «made in» Hauts-de-France à leurs menus, à partir de la semaine prochaine puisqu’un certain nombre d’entre eux sont des cuisines centrales. D’une autre manière, si une majorité d’entre-eux sont installés dans les Hauts-de-France, on compte aussi une trentaine d’établissements «hors région» ; ce qui conduit à un rayonnement plus large des produits sélectionnés et des marques sous lesquelles ils sont vendus. Pour certains restaurants collectifs participants, la curiosité et l’envie de «découvrir autre chose» est bien là puisque 56 d’entre eux prendront part à l’opération pour la première fois. Un classeur compilant plusieurs dizaines de recettes régionales, ainsi qu’un site Internet dédié viennent apporter «quelques» idées pour les moins inspirés.  

Des atouts et des emplois à défendre
Agricultrice à Vironchaux et élue du Conseil régionale où elle siège comme vice-présidente de la commission «rayonnement», Patricia Poupart s’est dite satisfaite de l’opération, rappelant le soutien de la Région à la promotion de l’agriculture régionale et de ses produits : «Les Hauts-de-France, c’est une économie agricole et agroalimentaire diversifiée que l’on ne connait pas assez. Cela se vérifie également pour la gastronomie qui en dépend. Nous devons montrer que notre région, ce n’est pas seulement des moules, des frites et de la bière (…) Nous avons un certain nombre de savoir-faire à faire connaître et derrière cela, des emplois à défendre.»


Avec la loi Egalim, un repas végétarien hebdomadaire pour 74 % des écoliers

Selon une enquête menée par Greenpeace entre janvier et mars 2020 et publiée le 22 septembre, 74 % des écoliers du primaire bénéficierait d’un repas végétarien hebdomadaire dans leurs cantines scolaires. Deux ans plus tôt, ils étaient 69 % d’élèves à n’avoir jamais ou presque accès à une alternative végétarienne. L’ONG note également que ces menus se végétalisent : «Là où quelques années auparavant une majorité d’omelettes était servie, on observe aujourd’hui une diversification des menus avec plus de la moitié d’entre eux qui sont composés de protéines végétales». «Dans les collèges et les lycées, les résultats sont plus préoccupants : 41 % des collèges et 48 % des lycées que nous avons analysés n’ont pas mis en place l’expérimentation», regrettent Greenpeace. Expérimentation instaurée par la loi Egalim pour une durée de deux ans, au moins un menu végétarien doit être proposé par toute la restauration scolaire, de la maternelle au lycée, au moins une fois par semaine depuis le 1er novembre 2019. «Près d’un an après l’entrée en vigueur de l’expérimentation de menus végétariens, il n’est pas tolérable que certaines collectivités ne la mettent toujours pas en œuvre», dénonce l’ONG.

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