Aller au contenu principal

Épiphanie
La meilleure galette de la Somme se déguste à la boulangerie Watteau

Depuis trois ans, le Groupement professionnel de la boulangerie-pâtisserie de la Somme organise un concours de la meilleure galette du département. Cette année 2025, la boulangerie Watteau d’Albert a décroché le prix, grâce à un ardent travail d’équipe.

Exposée dans la vitrine de la boulangerie Watteau, à Albert, elle est bien ronde, brillante, dorée à souhait, et surtout délicieuse. C’est même la meilleure de la Somme cette année, selon le jury du concours de la meilleure galette des rois à la frangipane, organisé par le Groupement professionnel de la boulangerie-pâtisserie du département depuis trois ans. «C’est le résultat d’un travail d’équipe avec mon chef pâtissier Victorien Petit. Nous avons décidé de participer au concours pour la première fois, dix jours avant. Il a fallu tester, goûter, corriger, retester, recorriger… Et franchement, on savait qu’on envoyait une galette délicieuse», confie Marc-Antoine Watteau.

Lui a posé ses valises à Albert il y a trois ans, avec sa femme Astrid, après avoir toujours baigné dans la boulangerie-pâtisserie. «Mon grand-père et mon père étaient boulangers. Mais je n’ai jamais travaillé avec eux. J’ai préféré faire ma propre expérience.» Marc-Antoine apprend à La Baule, à La Clusaz, à Saint-Valéry-sur-Somme, à Amiens… Et de baguettes en tartelettes, l’envie de créer devient de plus en plus forte. «Un jour, j’ai eu envie de devenir mon propre patron pour pouvoir faire le pain et les pâtisseries dont j’avais envie.» La première visite de cette boulangerie albertine est un coup de cœur.

Astrid, qui n'est pas du milieu, y trouve vite ses marques. «Aujourd’hui, elle gère toute la partie administrative. Et elle nous impose une organisation qui nous tire vers le haut.» Cinq personnes s’affairent à la pâtisserie, deux à la boulangerie, épaulés par des jeunes en formation, et quatre vendeuses sont derrière le comptoir. Depuis septembre, le pâtissier-tourier Victorien Petit a complété l’équipe. Lui aussi a multiplié les entreprises, et a acquis des savoir-faire variés en boulangerie, pâtisserie, restauration et même chocolaterie, auprès de la renommée maison Trogneux.

Participer au concours était un vrai moteur pour lui. «C’est de l’adrénaline. À vingt-quatre heures du concours, je me suis rendu compte d’une inattention : notre galette faisait 22 cm de diamètre, alors que le règlement imposait 24 cm. Il a fallu refaire le feuilletage en si peu de temps, alors que ça prend trois jours d’habitude. Avec Marc-Antoine, on s’est relayé toutes les six heures pour travailler la pâte et respecter les temps de détente», raconte-t-il pour l’anecdote. Le secret de la réussite ? «Le goût a fait la différence. C’est une recette classique, à base de farine, de beurre, de poudre d’amande, de sucre, de crème pâtissière, d’œufs et de rhum. Le tout, c’est de trouver le bon équilibre entre tous ces ingrédients», livre le pâtissier. Leur préférence à eux va à leur galette aux noisettes, qui n'entrait pas dans le cahier des charges du concours. «Celle-là, c’est une tuerie. On en mange une part chaque jour et on ne s’en lasse pas», rient-ils.

 

Passionné sinon rien

Si cette victoire apporte un peu de visibilité à la boulangerie, elle renforce surtout la motivation de l'équipe. «C’est difficile au quotidien. Les journées commencent tôt et sont intenses. Il faut être passionné pour s’y épanouir.» De cette passion est né le pain poilu, qui rend hommage aux soldats de la Première Guerre mondiale qui a marqué la région. «Il s’agit d’un pain à la farine de meule et farine d’épeautre, au levain, aromatisé au romarin et aux coquelicots, comme à l’époque. Il plaît beaucoup.» Du côté des pâtisseries, la spécialité est le Courchevel, un mille-feuille composé d’une quinzaine de crêpes, à la chantilly maison et à la purée de fruits. «Le plus demandé est celui à la framboise.»

Avant de se lancer dans un prochain concours – celui de la meilleure galette de la région, puis peut-être ceux de la meilleure baguette tradition ou du meilleur croissant – la boulangerie Watteau compte prendre une période pour «se recentrer» après cette période de fête, la plus intense de l’année. «C’est hyper boostant, mais c’est épuisant», assure Victorien Petit. Les galettes des rois seront à déguster tout le mois de janvier.

 

Jeux-concours et fèves uniques

Des initiatives originales accompagnent la tradition des galettes des rois, intégrant des jeux-concours et des fèves uniques. Au Tréport, par exemple, la pâtisserie-chocolaterie Eden Picard a caché neuf jetons dans ses galettes, qui permettent d'être sélectionné à un tirage au sort pour remporter un bijou, dont une bague d’une valeur de 1 350 €. Dans les boulangeries Ange, dont quelques-unes sont implantées en Hauts-de-France, un an de pain est à gagner. Pour y prétendre, il faut rassembler les cinq fèves de la collection 2025, et participer au tirage au sort qui aura lieu le 1er février. Le Porc des Hauts Pays, lui, a renouvelé sa galette charcutière dans ses boucheries-charcuteries partenaires du Nord et du Pas-de-Calais. L’année dernière, la charcuterie Auzou de Quevauvillers étaient la seule de la Somme à la proposer, mais celle-ci a fermé ses portes en décembre pour départ à la retraite.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde