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Moisson 2024
La moisson se termine doucement sans retournement de situation

Encore quelques jours de beau temps et la moisson 2024 sera achevée dans le département de la Somme, sans grandes performances et avec pas mal de questions.

Malgré la déception générale, le département de la Somme s’en sortirait mieux que d’autres zones de production, comparé à l’échelle nationale.
Malgré la déception générale, le département de la Somme s’en sortirait mieux que d’autres zones de production, comparé à l’échelle nationale.
© Adrien Montefusco - FranceAgriTwittos

Hormis des travaux de récolte qui ont avancé entre les averses, les derniers jours n’ont pas permis d’observer de changements significatifs tant en termes de rendement que de qualité pour les céréales. À l’est du département de la Somme et au nord, 95 % de la moisson étaient réalisés en ce milieu de semaine. «On termine les blés et on attaque les féveroles», indiquait ainsi mercredi 7 août Louis Durlin, pour la coopérative Sana Terra. Les dernières parcelles de blé à récolter se trouvaient encore sur le Doullennais et le pays d’Albert, sans grosse attente quant à aux résultats.

 

Diversité des PS et des rendements

D’une manière générale, du côté de Sana Terra, la baisse de volumes récoltés lors de cette moisson 2024 devrait se situer entre 20 et 25 %, toutes variétés confondues, avec des qualités «hétérogènes». Si les taux de protéines et d’humidité sont «corrects», du côté des PS, «on constate une grosse variabilité», détaillait Louis Durlin, «entre 60 et 78, en fonction des variétés». Pour la coopérative, «le plus dur à avaler» est sans aucun doute la baisse du volume collecté. Néanmoins, on se rassure avec les orges de printemps, «bonne surprise» de la moisson 2024. «Nous n’avions qu’une seule variété (Planet), semée dans des conditions particulières, mais finalement, le rendement est satisfaisant», explique-t-on chez Sana Terra. L’autre bonne nouvelle vient du colza, dont la baisse du volume collecte ne serait comprise qu’entre 10 et 15 %. «Compte tenu des conditions particulières de l’année, ces deux espèces tirent assez bien leur épingle du jeu», rassure Louis Durlin.

 

Une nature contrariante

Ailleurs dans le département, le constat n’est pas vraiment différent à en croire Matthieu Beyaert, responsable des marchés de la coopérative Noriap. Pour lui, la moisson 2024 est incontestablement «morose». Toutes céréales confondues, les volumes sont «faibles», «avec des rendements proches de ceux de 2016». Alors que la récolte des orges d’hiver est aujourd’hui terminée, la collecte est en baisse de 20 %. En blé, «on espérait mieux, mais finalement, c’est 20 % de moins aussi», constate M. Beyaert. Côté avancement, la moisson était sur le point de s’achever à l’est et au sud du département. Sur le littoral, «encore quelques jours de beau temps et ce sera terminé également». Comme les différents OS de la région l’indiquaient la semaine dernière, «ce sera encore une campagne hétérogène», abonde Matthieu Beyaert, «avec des rendements globalement décevants». Les raisons ? À l’heure qu’il est, là ou les réponses à apporter sont encore un casse-tête pour les services agronomiques des coopératives et négoces. Excès d’eau, manque de luminosité sont avancés. «On n’a pas forcément encore toutes les explications», indiquait-on chez Noriap, milieu de semaine, «mais une chose est sûre, la nature n’est pas allée dans le sens de la production». La qualité des céréales réceptionnées est néanmoins «correcte», «ce qui va permettre de servir nos clients», constate le responsable des marchés de Noriap. Une fois la moisson terminée, le rôle de l’OS est primordial : «Il y a un vrai travail à faire pour valoriser au mieux

Manière de se rassurer comme on peut, on constate que le département de la Somme s’en sort mieux que d’autres zones de production, comparé à l’échelle nationale. Compte-tenu de la singularité de la moisson 2024, une réunion du conseil agricole de la Somme devrait néanmoins se tenir le lundi 19 août prochain, avec à l’ordre du jour, de toute évidence, un échange sur le sujet.

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