Aller au contenu principal

Lait de consommation : la filière veut séduire les consommateurs

Devant la hausse de la collecte et la fin des quotas laitiers qui approche, la filière lait de consommation se mobilise avec son organisation Syndilait pour reconquérir une demande intérieure qui s’effrite.

Les ventes de lait de consommation ont accusé une baisse de 2,9 % l'an dernier en France.
Les ventes de lait de consommation ont accusé une baisse de 2,9 % l'an dernier en France.
© jc gutner

La filière lait de consommation est «en danger», selon Syndilait, l’organisation professionnelle qui regroupe les fabricants de laits de consommation liquides en France. Cette dernière s’inquiète de la forte hausse de la collecte, conséquence d’une production européenne et mondiale tirée vers le haut, au début de l’année dernière, par des importations chinoises très élevées (+ 23 %) et des prix favorables.
Parallèlement, les exportations françaises diminuent alors que la consommation intérieure fléchit elle aussi : les ventes de lait de consommation en France accusent une baisse de 2,9 % en 2014, plus particulièrement sur le lait écrémé dont les ventes affichent - 4 %.
En cause, selon Syndilait, une tradition du petit-déjeuner en perte de vitesse, ainsi que la guerre des prix à laquelle se livrent les enseignes de la grande distribution. Sans compter l’embargo russe qui engorge le marché et les importations de lait, principalement belge et allemand, qui concurrencent le lait français alors que les exportations françaises en Allemagne sont une mission impossible pour la filière.

Nouveau logo
Face à ce constat, la filière lait de consommation veut miser sur l’image positive dont bénéficie le Made in France auprès des consommateurs hexagonaux. Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) en témoigne : un Français sur deux déclare privilégier l’achat de produits hexagonaux, et 60 % associent cette origine à une meilleure qualité, quelle que soit la tranche d’âge, contre seulement 34 % en 1997. Une préférence qui s’exprime particulièrement en ce qui concerne les produits alimentaires. 68 % des Français jugeraient ainsi utile une identification visuelle claire et efficace de l’origine hexagonale des produits alimentaires.
Partant de ces données, la filière lait de consommation a décidé de développer un logo «lait collecté et conditionné en France», répondant à quatre objectifs : accompagner collectivement les laiteries françaises, conforter les producteurs de lait français, sensibiliser le consommateur et favoriser la reconnaissance de la qualité des laits français. Il peut être apposé sur les laits issus à 100 % de matière première française, conditionnés en France.
Ce logo commence à être visible sur les emballages, que ce soit pour les grandes marques, les marques de distributeurs ou les premiers prix. Syndilait mise sur une identification par le logo de 50 % des laits collectés et conditionnés en France d’ici la fin de l’été. Carrefour et Système U se sont d’ores et déjà engagés à l’apposer sur les laits de leurs propres marques. Une campagne média devrait donner de la visibilité à cette initiative à l’automne.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde