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Syndicalisme
Le 18 décembre à Bruxelles : pourquoi ? comment ?

En lien avec le Copa-Cogeca, la FNSEA et JA organisent une manifestation à Bruxelles le 18 décembre prochain. Pourquoi cette action ? Comment s’y rendre ? Le point avec le service syndical de la FDSEA de la Somme.

En lien avec le Copa-Cogeca, la FNSEA et les JA organisent une manifestation à Bruxelles jeudi 18 décembre.  Des agriculteurs de la Somme s’y rendront. Ils dénoncent principalement l’accord du traité UE-Mercosur,  le contenu de la future Pac, et la taxe engrais. Explications et témoignages.
En lien avec le Copa-Cogeca, la FNSEA et les JA organisent une manifestation à Bruxelles jeudi 18 décembre. Des agriculteurs de la Somme s’y rendront. Ils dénoncent principalement l’accord du traité UE-Mercosur, le contenu de la future Pac, et la taxe engrais. Explications et témoignages.
© Pexels/Leva Brinkmane

Le coup est parti, et pour nombre d’agriculteurs, enfin ! Il faut dire que les nouvelles des dernières semaines ou des derniers mois émanant de Bruxelles n’ont de cesse de creuser le fossé entre les instances européennes et les agriculteurs. 

Premier acte, le Mercosur. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne annonçait, il y a un an, l’accord sur les négociations autour du traité du Mercosur, et moyennant l’insertion de clauses de sauvegarde (qui ne garantissent en rien une loyauté réciproque des échanges mais une capacité lente à mettre en pause l’accord en cas de perturbation économique majeure), le texte est entré en septembre en processus de ratification. Un vote du Conseil (les chefs d’État) et du Parlement est à venir, et dans les deux cas, il n’y a pas besoin d’unanimité mais de majorité qualifiée. 

Les conséquences sont connues pour l’Union européenne, sur les volumes de marchandises sud-américaines qui entreraient alors sur le territoire européen. 99 000 tonnes de viande de bœuf, 180 000 tonnes de viande de volaille, 180 000 tonnes de sucre, 650 000 tonnes d’éthanol, etc… Des montagnes à l’échelle de la Somme et des Hauts-de-France, sans doute des volumes moins effrayants à l’échelle européenne. Mais ce qui effraie, c’est que ces volumes sont produits avec des conditions (phytosanitaires, vétérinaires) totalement interdites en France et en Europe. C’est toute la subtilité entre clause miroir (qui impose des produits équivalents et protège producteurs et consommateurs) et clause de sauvegarde (qui ne protège que les marchés).

Plus de charges, moins de contraintes

Second acte : la Pac. Sous couvert de besoins de l’Union européenne de souplesse budgétaires pour des enjeux émergents et variables tels que la défense, la Commission européenne prépare déjà une future Pac avec deux éléments clés : une usine à gaz à ce stade pour comprendre les mécanismes de réforme des piliers (aides directes aux agriculteurs et aides au développement agricole) ; mais surtout un budget en baisse de 20 %, avec la possibilité aux États membres d’intervenir davantage. La fin de la Pac pour sa dimension «commune» est donc proche, et la régression d’une politique européenne ambitieuse est inquiétante où la Russie, la Chine, les États Unis, et... le Mercosur prennent des mesures fortes pour leur agriculture.

Troisième acte : le MACF, ou Mécanisme d’ajustement du carbone aux frontières, ou encore «taxe carbone», avec l’ambition de taxer à l’échelle européenne les importations de produits porteurs d’une forte empreinte carbone. Malgré l’hostilité du monde agricole depuis le vote du mécanisme à y inclure les engrais du fait de la dépendance aux importations et à l’insuffisance de la production communautaire, la Commission n’a pas infléchi sa position, et même s’il est délicat tant le mécanisme est complexe, on peut s’attendre à un coût de 40 à 50 € par hectare, à la fois par la taxation des importations hors UE, mais aussi par la capacité des producteurs communautaires à augmenter leurs prix en restant compétitifs.

Pour ces trois raisons, qui se résument à plus de charges, plus de contraintes, moins de soutien et moins de protection, de nombreux États membres ont décidé d’engager une action syndicale ce mardi 18 décembre à Bruxelles, à proximité du Parlement.

La FDSEA de la Somme a décidé d’organiser un déplacement pour les Samariens au départ d’Abbeville (6h – Sucrerie), Amiens, (Maison des Agriculteurs, 6h30), Roye (Péage : 7h).

Pour s’inscrire, trois solutions : appeler le 03 22 53 30 31 ; flasher le QR code, ou appeler son président local.

 

Les modalités pratiques

Départs :
Abbeville – parking CC Sucrerie – départ 6h
Amiens – Maison des agriculteurs – départ 6h30
Roye – Péage : départ 7h

 

Consignes IMPÉRATIVES

Se présenter 15 mn avant
Avoir une pièce d’identité à jour (Carte d’identité ou passeport)
Avoir un sac à dos (ou des grandes poches) pour emporter avec soi le casse-croûte du midi fourni à l’arrivée

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