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Les Français ont globalement une image favorable des agriculteurs

La perception que les Français ont des agriculteurs reste influencée par les évènements sanitaires et économiques.

Les Français se déclarent majoritairement prêts à payer plus chers les produits agricoles pour assurer un revenu correct aux agriculteurs.
Les Français se déclarent majoritairement prêts à payer plus chers les produits agricoles pour assurer un revenu correct aux agriculteurs.
© Stéphane LEITENBERGER

70 % des Français considèrent que les consommateurs peuvent leur faire confiance, 68 % estiment qu’ils sont modernes et 59 % respectueux de la santé des Français. 53 % jugent également qu’ils sont compétitifs, mais seulement 49 % qu’ils sont respectueux de l’environnement. 44% des Français estiment également qu’ils sont assistés. Mais ils ne sont que 16 % à considérer que les agriculteurs sont violents et 26 % à être égoïstes. C'est ce qu'indique une étude que vient de publier l'Ifop.
Ceci étant, la perception de l’agriculture qu’ont les Français et leur attitude vis-à-vis des produits agricoles ne sont pas figées. Elles sont fortement corrélées aux accidents sanitaires et économiques qui ont frappé le secteur. En 2013 et 2014 par exemple, le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés à la place du bœuf (affaire Spanghero) a douché la confiance des consommateurs vis-à-vis des agriculteurs. L’indice de confiance est ainsi passé de 80 % en 2013 à 70 % en 2014.
Autre exemple, la succession de l’épidémie de grippe aviaire en 2006 puis de grippe A en 2009, abusivement appelée grippe porcine, a fait plonger l’indicateur de confiance de 82 % en février 2006 à 69 % en juin 2009. Les scandales sanitaires et les épidémies ont «un impact fort et direct sur les traits d’image des agriculteurs» dans l’opinion, note l’Ifop.

Soutien de l’opinion publique
Il en est de même pour les crises économiques et sociales qui ont pu frapper l’agriculture. Par exemple, la crise laitière en 2009 a altéré l’idée que se faisaient les Français sur la compétitivité des agriculteurs. Avant la crise, en février 2009, 64 % des Français estimaient qu’ils étaient compétitifs. Ils n’étaient plus que 56 % à partager cette opinion en juin de la même année.
La mobilisation des éleveurs a eu également un effet important sur la perception qu’ont les Français du respect de l’environnement par les agriculteurs. De ce point de vue, l’épandage de lait dans les champs a été catastrophique. Si en février 2009, 54 % des personnes interrogées estimaient que les agriculteurs étaient respectueux de l’environnement, l’indicateur s’est effondré à 43 % en juin. Ceci étant, les revendications des agriculteurs sont largement légitimées par les Français, même s’ils y perdent «quelques plumes». Et surtout elles sont davantage approuvées que les mobilisations des autres catégories socio-professionnelles. Il en est ainsi de la mobilisation des producteurs de lait en juin 2009 : 85 % des Français jugent le mouvement justifié. En revanche, la grève des enseignants en octobre 2008 n’était justifiée que pour 69 % des Français, et ces derniers n'étaient que 43% à soutenir la mobilisation contre la réforme des retraites en mai 2008.

Effritement de la qualité
Autre enseignement de l’étude de l’Ifop, les Français sont prêts à payer plus chers les produits agricoles pour assurer un revenu correct aux agriculteurs. Ils étaient 56 % dans ce cas en février dernier même si l’effort qu’ils acceptent de consentir s’est effrité depuis un an (61 % en février 2013). Néanmoins, si elle est majoritaire, cette volonté déclarée de payer plus chers les produits est corrélée au revenu des sondés.
Enfin, une nette majorité des Français (64 %) estiment que la qualité des produits alimentaires s’est détériorée au cours des dix années précédentes, alors qu’ils ne sont que 36 % à juger du contraire. Ils manifestent d’ailleurs une très grande inquiétude vis-à-vis de la présence d’OGM dans les produits alimentaires. Sur le même registre, les Français expriment une forte anxiété vis-à-vis des résidus de pesticides dans les aliments, selon l’étude.

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