Aller au contenu principal

Les ministres reconnaissent le bien fondé des doléances professionnelles

Tous les freins qui paralysent l’agriculture française et l’agro-alimentaire ont été évoqué.

«Nous allons mettre en place un comité de suivi pour vérifier comment les demandes évoluent», a indiqué Xavier Beulin, président de la Fnsea.
«Nous allons mettre en place un comité de suivi pour vérifier comment les demandes évoluent», a indiqué Xavier Beulin, président de la Fnsea.
© Actuagri


L’initiative de la Fnsea et du Conseil de l’Agriculture française d’organiser les Etats généraux de l’agriculture, le 21 février, n’aura pas été inutile. Pas moins de trois ministres ont honoré le rendez-vous, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, ainsi que le directeur de cabinet du ministre du Travail, Michel Sapin. A l’issue d’une journée où ont été évoqués tous les freins qui paralysent l’agriculture française et l’agro-alimentaire : les délais, extrêmement longs, des traitements des dossiers par l’administration, les sanctions souvent injustes qui frappent les agriculteurs, les distorsions de concurrence avec nos partenaires, la surenchère sur les standards européens, les réglementations incompréhensibles et souvent contradictoires… les pouvoirs publics ont pris conscience de l’ampleur des difficultés et du ras le bol des agriculteurs.

Simplification environnementale
Message reçu par Philippe Martin. «Je veux faire en sorte que l’écologie ne s’oppose pas à l’agriculture», a-t-il déclaré à l’issue de son intervention. Il venait de décliner une série d’engagements sur l’allègement des contraintes environnementales qui pèsent sur les agriculteurs. Ainsi, va-t-il lancer des expérimentations pour accorder «des autorisations environnementales uniques» en matière d’installations classées et de loi sur l’eau. Il s’est engagé à réduire les délais de recours en matière de loi sur l’eau et d’installations classées. «Mon objectif est de réduire à un an, voire dix mois, l’instruction pour 80 % des dossiers d’installations classées», a-t-il assuré.
Coté zonages environnementaux qui se superposent, quand ils ne sont pas incohérents, la question sera abordée dans le cadre de la loi sur la biodiversité, actuellement en préparation. Comme le lui demandait Xavier Beulin, le ministre s’est montré favorable à la mise en place de la charte des contrôles en matière de police de l’eau, notamment. S’agissant de la levée du moratoire qu’il a décidé sur les financements du stockage de l’eau, il n’entend pas en rester là. «Je veux que les choses avancent sur le terrain», a-t-il promis.
Quant à l’interdiction d’épandage d’azote sur les pentes, le ministre attend l’issue du contentieux avec Bruxelles sur la directive Nitrates «pour procéder aux ajustements nécessaires».

Comité de suivi
Guillaume Garot, le ministre délégué à l’agroalimentaire a clairement manifesté son intention de redresser la barre. «La France est passée du 2ème au 5ème rang des exportateurs mondiaux en dix ans, je souhaite qu’elle retrouve le deuxième rang», a-t-il insisté.
Outre l’amélioration des relations avec la grande distribution dans le prolongement de la loi sur la consommation qui vient d’être adoptée, le ministre entend relancer l’innovation et les investissements en mobilisant tous les fonds disponibles, ceux de la Banque publique d’investissement, mais aussi ceux des régions et des fonds d’investissements privés. Son objectif : réaliser 2 milliards d’investissements en cinq ans.
Quant à l’allègement du coût du travail, Stéphane Le Foll a confirmé que l’agriculture serait partie prenante des mesures prises en la matière, y compris les coopératives. Il a également promis le maintien des exonérations de charges sociales sur le travail saisonnier.
Et s’il a assuré, à Xavier Beulin, que la future contribution climat énergie «sera neutralisée pour l’agriculture dans les trois ans qui viennent», il a renvoyé à une mission parlementaire le devenir de l’écotaxe pour l’agriculture.
En tout cas, la Fnsea restera vigilante sur le sort qui sera donné aux demandes professionnelles et aux engagements des ministres. Un comité de suivi vérifiera comment les demandes de la profession sont prises en compte, notamment sur les questions environnementales.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde