Luc Chatelain (CNIPT) : « Il y a matière à faire de belles frites cette année »
Alors que la récolte française de pommes de terre de consommation s’annonce en net recul, le CNIPT veut rassurer les amateurs de frites. Pour Luc Chatelain, les tubercules seront au rendez-vous, même plus petits, à condition de miser sur les bonnes variétés et les bons lots.
Alors que la récolte française de pommes de terre de consommation s’annonce en net recul, le CNIPT veut rassurer les amateurs de frites. Pour Luc Chatelain, les tubercules seront au rendez-vous, même plus petits, à condition de miser sur les bonnes variétés et les bons lots.
Les candidats de la quatrième édition du Mondial de la frite qui se tient ce samedi 26 septembre à Arras peuvent être rassurés : « Il y a matière à faire de belles frites cette année », a assuré début septembre aux organisateurs et participants à la conférence de presse de présentation de l’événement, Luc Chatelain, producteur de pommes de terre dans le Nord et président de l’interprofession de la pomme de terre fraîche (CNIPT). Des inquiétudes au champ quant au volume à récolter, « bien sûr qu’on en a vu les conditions météo qu’on a eu cet été », a-t-il dit, mais « même si les pommes de terre seront moins grosses, elles seront au rendez-vous. »
Pas la taille qui compte
Pour Luc Chatelain, ce n’est donc pas la taille de la pomme de terre qui compte : « Plus la pomme de terre est grosse et plus la frite est longue, mais elles seront quand même bonnes… » Après un niveau exceptionnel en 2025 pour la production de pommes de terre en France, l'UNPT évoquait, fin août, une chute de l'ordre de 23 % de la production de pommes de terre de consommation, tandis qu'Agreste estimait déjà le recul à 22 % début septembre.
Les raisons ? D’abord moins de surfaces avec des producteurs qui ont réduit les plantations après la surproduction de 2025. L'UNPT estime ainsi le recul à 9,7 %, soit 18 684 hectares de moins. La seconde raison est un moindre rendement de pommes de terre par hectare en raison des cinq épisodes de canicule et le déficit hydrique qui l’ont a connu durant l’été, et qui ont écourté la croissance des plantes et limité le grossissement des tubercules.
Les bonnes variétés font les bonnes frites
Luc Chatelain évoque volontiers « une tempête climatique », avant de revenir sur la présence du CNIT parmi les partenaires du Championnat mondial de la frite. Lors de la première édition du Mondial de la Frite, « c’est vrai qu’on s’est demandé ce qu’était cet événement… », rappelait-il le 8 septembre dernier Luc Chatelain. A quelques jours de la quatrième édition – le CNIPT est partenaire depuis deux ans -, « il n’y a pas photo, c’est génial ! », s’enthousiasme désormais le responsable professionnel.
Si chaque candidat engagé dans le Mondial de la frite est libre quant au choix de la variété, le CNIPT est à l’affût pour mettre son grain de sel, et rappelle qu’il mène un travail sur la fritabilité des variétés avec un dispositif de surveillance de la conformité des lots commercialisés avec l’allégation « frites ».
Lors des épreuves du Mondial, le jury n’aura pas seulement à juger le goût des frites, et pour cause : nombreux s’accordent autour du fait que ce qui fait une « bonne » frite, c’est qu’elle soit « dorée et croustillante à l’extérieur, moelleuse à cœur, peu grasse et au goût de pomme de terre bien marqué. »