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Élevage laitier
Marges brutes lait : trois années favorables à la suite

Sur la campagne 2024-2025, la moyenne des Marges brutes (MB) lait calculées par Avenir conseil élevage atteint 310 €/1 000 litres. Cette moyenne, en hausse par rapport à la campagne précédente, est le meilleur résultat enregistré depuis la campagne 1996-1997, début du calcul des MB par nos organismes.

300 éleveurs ont fait appel à Avenir conseil élevage pour calculer la marge brute (MB) de leur atelier Lait sur la période du 1er avril 2024 au 31 mars 2025. Premier élément pour caractériser cette campagne, comme indiqué ci-dessus, la moyenne de l’ensemble des Marges brutes calculées s’élève à 310 €/1 000 litres, c’est 24 € de plus par rapport à la campagne précédente. Le graphique ci-contre détaille les chiffres de chaque année tant pour la MB que pour le prix du lait, la production laitière totale et le coût alimentaire.

+ 18 € de produits

Cette année, les produits s’élèvent à 539 €/1 000 l, en hausse de 18 €. Évidemment, c’est la vente du lait qui en constitue la plus grande part : 479 € (+17 € par rapport à l’an dernier, notamment grâce au prix de vente du lait). L’autre fraction correspond au produit viande. Il englobe la vente de veaux laitiers (en élevage ou en cession interne au sein de l’exploitation pour un atelier d’engraissement), de femelles laitières en élevage ou pour la boucherie (génisses ou vaches) et la variation d’inventaire. Pour cette campagne, le produit viande s’élève à 59 €/1 000 litres (+1 € comparé à N-1). Si le prix de vente des veaux a augmenté sur la campagne, celui des vaches laitières a peu évolué.

Et des charges en baisse

Après plus de cinq ans de hausse, les charges ont légèrement baissé en 2024-2025 et s’élèvent à 229 €/1 000 litres (-6 €). Les coûts de concentrés et la production des fourrages permettent de réduire les charges alimentaires de 9 € pour atteindre les 178 €/1 000 l. La consommation de concentrés est en augmentation sans effet notable sur la production par vache depuis cinq ans. Toutefois, grâce à la baisse du prix d’achat moyen (448 € par tonne, soit -44 € par rapport à l’an dernier) le coût de concentré se réduit légèrement : 124 €/1 000 l (-3 €). Seul le poste «frais d’élevage» est en hausse (+3 €) et se situe à 51 €/1 000 l.

Des situations hétérogènes dans les élevages

Avec un écart de MB de 96 €/1 000 l entre les quarts inférieur et supérieur, l’hétérogénéité des situations s’accentue. Cela représente 92 686 € pour l’élevage moyen (972 600 litres de lait).

Le poste «alimentation de l’atelier lait» explique toujours une part importante de cet écart. La valorisation des fourrages produits sur l’exploitation (qualité et quantité) est une piste d’amélioration valable pour la plupart des élevages. Quant aux écarts observés au niveau des concentrés, ils sont très largement liés aux quantités distribuées. Pour maîtriser le coût alimentaire, il faut des fourrages de qualité afin d’assurer l’efficacité de la ration.

Cependant, attention aux raccourcis et aux solutions trop évidentes, le poste alimentation ne suffit pas à expliquer une situation, seule une analyse de la constitution de la Marge brute de l’atelier peut révéler la véritable origine de l’écart par rapport aux meilleurs résultats.

En calculant régulièrement la Marge brute de l’atelier lait, vous pouvez mesurer les impacts de votre conduite technique, puis actionner les leviers d’amélioration prioritaires au profit de la marge globale. Il est important de toujours remettre en perspective le résultat avec le besoin de marge globale. Pour y parvenir, il est nécessaire de faire progresser la marge aux 1 000 litres, qui mesure l’efficacité pour produire 1 000 l de lait et le lait à l’hectare qui mesure l’intensification. C’est la combinaison des deux qui assure la bonne cohérence du système, appréciée par la marge brute par hectare de Surface fourragère principale corrigée.

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Plusieurs expressions, mais une seule marge globale

La Marge brute d’un atelier lait peut être exprimée selon plusieurs critères de comparaison. Chacun analyse de manière différente le résultat économique. Tous les indicateurs peuvent être intéressants pour étudier le fonctionnement de l’atelier, à condition de ne pas extrapoler leur analyse. À l’inverse, se focaliser sur un seul indicateur en perdant les autres de vue conduirait à oublier l’objectif principal : améliorer la marge globale de l’exploitation.

2 711 € par vache

La Marge brute moyenne par vache est en hausse de 252 € par rapport à 2023-2024. Cette donnée fournit une indication de l’efficacité alimentaire d’un système et un ordre d’idée de la Marge Brute globale que devrait dégager un troupeau.

3 854 €/ha de SFPc*

Le niveau de MB par hectare est un moyen d’appréciation de l’optimisation du système fourrager. Avec 3 854 €/ha de SFPc, la Marge brute est en augmentation de 16 % comparé à N-1. La production fourragère de l’année 2024 a permis de rehausser la capacité de chargement de l’ensemble des systèmes (2,01 UGB contre 1,95 l’année dernière).

* Surface fourragère principale corrigée (SFP de l’atelier lait + surfaces et stocks achetés).

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