Aller au contenu principal

Chasse
Sanglier et cerf confirment leur bonne santé à l’échelle nationale

Le réseau «Ongulés sauvages» qui recense les prélèvements des espèces classées «grand gibier» sur le territoire français a publié mi-novembre le bilan de la saison 2024-2025. Tour d’horizon.

Pour le sanglier, les prélèvements sont pour la deuxième année consécutive  en hausse (+2,1 %).
Pour le sanglier, les prélèvements sont pour la deuxième année consécutive en hausse (+2,1 %).
© pexels-saleh-bakhshiyev

D’après les chiffres récoltés par le réseau «ongulés sauvages», lors de la saison 2024-2025, les prélèvements d'ongulés sauvages en France ont marqué une relative stabilité globale, avec près de 1,56 million d'animaux prélevés.

 

Cerf et sanglier en hausse

Pour le cerf, les prélèvements de cette saison sont de nouveau en hausse (+3 %) avec toutefois un taux de réalisation en baisse (70,4  % contre 72,1 % la saison précédente.)  Sur les dix dernières années, les prélèvements ont été multipliés par 1,5, et par 2,2 sur vingt ans.

Pour le sanglier, les prélèvements sont pour la deuxième année consécutive en hausse (+2,1 %).
Les prélèvements sont supérieurs à 20 000 sangliers dans six départements : le Gard (31 776), l'Ardèche (24 261), la Dordogne (23 122), le Loir-et-Cher (22 793), l’Hérault (21 875) et la Côte-d'Or (20 310). Le prélèvement national est de 1,6 sanglier aux 100 ha totaux et de 4,9 sangliers aux 100 ha boisés.

Les plus fortes densités de prélèvements aux 100 ha totaux s'observent dans le Gard (5,4), l'Ardèche (4,3), la Haute-Corse et le Loir-et-Cher (3,6) et I‘Hérault (3,5). Dans le détail, on constate que les prélèvements sont en hausse dans les départements de Corse-du-Sud (+117 %), Haute-Vienne et Territoire de Belfort (+35 %), l'Ain (+29 %), Haute-Garonne (+28 %), Hautes-Pyrénées (+28 %), Finistère (+26 %) et Pas-de-Calais (+25 %). Ils sont en revanche en baisse dans le Calvados (-34 %), le Loir-et-Cher (-27 %), le Cher (-24 %) et le Loiret (-21 %). D’une manière générale, concernant le sanglier, le réseau «ongulés sauvages» constate que sur les dix dernières années, le nombre de suidés prélevés a été multiplié par 1,3 et multiplié par 2 sur les vingt dernières années.

 

Baisse passagère pour le chevreuil

Pour le chevreuil, les prélèvements sont en baisse (-5,8 %), confirmant la tendance amorcée en 2023-2024 (-0,9 %). Néanmoins, sur dix ans, le réseau «ongulés sauvages» constate que les prélèvements ont été multipliés par 1, et par 1,1 sur les vingt dernières années. Dans le détail, les prélèvements sont supérieurs à 10 000 chevreuils dans neuf départements : Moselle (15 276), Dordogne (13 803), Gironde (12 845), Côte-d'Or (11 228), Loir-et-Cher (10 734), Cher (10 486), Landes (10 356), Haute-Marne (10 124) et Haut-Rhin (10 020). Le prélèvement national est de 1 chevreuil aux 100 ha totaux et de 3,2 chevreuils aux 100 ha boisés. Les plus fortes densités de prélèvements aux 100 ha totaux s'observent dans le Haut-Rhin (2,8), la Moselle (2,4), le Bas-Rhin (2,1), le Tarn-et-Garonne et le Lot (1,9). Les prélèvements sont en hausse en Ardèche (+22 %), dans les Deux-Sèvres (+18 %), les Bouches-du-Rhône et la Loire (+15 %).

Ils sont en revanche en baisse dans le Bas-Rhin (-34 %), la Nièvre et la Vienne (-27 %), la Marne (-25 %), la Haute-Marne (-21 %), la Meuse (-20 %), les Pyrénées-Orientales (-19 %), la Seine-et-Marne (-18 %), l'Aisne, le Cher et l'indre-et-Loire (-15 %).

 

Moins de gibiers de montagne

Pour le mouflon, après trois années d'augmentation, les prélèvements de cette saison sont en forte diminution (-16,3 %) avec un taux de réalisation en baisse passant de 74,1 % à 64,5 %. Pour le chamois, les prélèvements sont en diminution (-4,1 %), avec un taux de réalisation toujours en baisse (72,3 % contre 76,3 %). Pour l'isard, les prélèvements de cette année sont de nouveau en hausse (+10,7 %) avec un taux de réalisation qui passe de 69,2 % à 76,6 %.

Pour le daim, les prélèvements sont en très légère baisse (-1,9 %), confirmant une situation globalement stable dans les 53 départements concernés cette saison. Pour le cerf sika, après un fort recul en 2023-2024 (-23 %), les prélèvements de cette saison sont en hausse (+14 %). Mais l'espèce reste localisée à quelques départements (8).

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde