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Un début de campagne céréalière prometteur à l’export

L’Egypte continue de plébisciter le blé tendre français alors que les livraisons de maïs sont attendues en hausse, notamment vers l’Espagne.

Le stock de report de blé tendre augmente. Il atteindrait à la fin de la campagne 2014-2015 un niveau comparable à celui de la campagne 2004-2005.
Le stock de report de blé tendre augmente. Il atteindrait à la fin de la campagne 2014-2015 un niveau comparable à celui de la campagne 2004-2005.
© Stéphane LEITENBERGER

Lors de son conseil spécialisé des céréales du 12 novembre, FranceAgriMer a légèrement revu à la baisse son estimation de production de blé tendre en 2014 à 37,36 millions de tonnes (Mt) contre 37,44 millions prévus début octobre (- 82 000 t, soit -0,2 %). Les prévisions de collecte sont inchangées à 33,98 Mt. Du coup, l’organisme public confirme une nette augmentation du stock de report de blé tendre à la fin de la campagne 2014-2015 mais moins qu’il ne l’envisageait début octobre : 4,30 Mt contre 4,42 Mt. Par rapport à 2013-2014, il s'alourdirait de 83,1 %. Il faut remonter à la campagne 2004-2005 pour retrouver un tel niveau de stock de report de blé tendre.

La France deuxième fournisseur du Caire
Les prévisions d’utilisation par les fabricants d’aliments du bétail français ont été révisées à la baisse de 200 000 tonnes à 4,8 Mt. En revanche, les exportations vers l'Union européenne devraient atteindre 8,1 Mt, en hausse de 1,8 % par rapport aux prévisions de début octobre. «L’Espagne achète beaucoup français cet automne, notamment du blé fourrager», a souligné Olivia Le Lamer, chef de l’unité grandes cultures de FranceAgriMer.
L’autre bonne nouvelle vient de l’Egypte. Au 5 novembre, la France se plaçait au deuxième rang des fournisseurs du Caire, avec un volume expédié de 780 000 t, derrière la Roumanie, 840 000 t et devant la Russie, 770 000 t. C’est pourquoi FranceAgriMer se montre plus optimiste qu’au mois d’octobre en ce qui concerne les exportations vers les pays tiers estimant qu’elles pourraient atteindre en fin de campagne 8,2 Mt (+ 200 000 t, soit +2,5 %).

Orge : la Chine achète toujours français
Après quatre mois de campagne, la France s’est également bien positionnée sur le marché des orges.
Ses exportations à destination des pays tiers atteignaient le 1er novem­bre 1,21 Mt, soit 100 000 t de plus qu’en 2013 à la même date. La Chine était notre plus gros acheteur (780 000 t au 7 novembre) devant l'Algérie (203 000 t) et le Maroc (155 000 t)). Petite déception, l'Arabie Saoudite n’avait importé début novembre que 79 000 t contre 672 000 t en 2013 à la même époque. Compte tenu de ce bon début de campagne, FranceAgriMer prévoit en 2014-2015 des exportations vers les pays tiers de 2,5 Mt, en hausse de 54 % par rapport à 2013-2014.
L’organisme public a ajusté à la baisse la collecte d’orge à 9,62 Mt (- 0,6 % par rapport à la prévision d’octobre) ainsi que le niveau des exportations vers l’UE à 3,4 Mt (-5,6 %). Les prévisions d’utilisation par les fabricants d’aliments du bétail restent inchangées à 1 Mt, soit au niveau des minima techniques. Au final, FranceAgriMer a allégé en un mois le stock de report de 139 000 t à 1,42 Mt, chiffre supérieur de 36,1 % à celui de la fin de campagne 2013/2014.

Maïs : le stock de report proche du record de 1992-1993
A l’instar du ministère de l’Agriculture, FranceAgriMer a revu à la hausse son estimation de production de maïs à 16,9 Mt contre 16,2 Mt le mois passé. Les prévisions de collecte passent de 14,2 Mt à 14,8 Mt.
FranceAgriMer a rehaussé les utilisations intérieures du maïs à 7,2 Mt (+3,2 %) dont 3,3 Mt pour l’alimentation animale (+ 6,5 %).
Les prévisions d’exportation vers l’UE sont inchangées à 5,5 Mt. Mais par rapport à la campagne 2013/2014, la hausse est conséquente (+ 16,7 %). Selon FranceAgriMer, elle s’explique par de meilleures ventes à l’Espagne et aux pays du nord de l’UE. Le poste exportations vers les pays tiers devrait, quant à lui, être en baisse de 50 % à 200 000 t. Au final, le stock de fin de campagne est alourdi de 434 000 t à 4,13 Mt. Il faut remonter à la campagne 1992/1993 pour retrouver un tel niveau de stock de report de maïs.

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