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Faits divers
Un suspect interpellé après une vague de mutilations sur des chevaux

Depuis le mois de mai, la Normandie est secouée par une série de mutilations sur des chevaux, qui ont plongé éleveurs et propriétaires d’équidés dans la stupeur et l’incompréhension. Ce mercredi 6 août, un homme a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet du Havre, en Seine-Maritime.

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© Pixabay

« Un individu a été interpellé et se trouve actuellement en garde à vue », a confirmé par communiqué Soizic Guillaume, procureure de la République du Havre. Une conférence de presse est prévue ce jeudi 7 août à 11h30 au tribunal judiciaire du Havre.

Une série d’actes de cruauté

Depuis le 7 mai, plusieurs cas de sévices graves et d’actes de cruauté ayant entraîné la mort ont été recensés dans la région du Havre. Les derniers faits en date remontent à la nuit du 31 juillet au 1er août, sur la commune de Saint-Martin-du-Manoir. Cinq chevaux ont alors été agressés, l’un d’eux est mort, un autre a perdu un œil et les trois restants sont grièvement blessés.

La justice évoque une « intervention extérieure avérée », écartant toute hypothèse de blessure accidentelle ou d’automutilation. L’enquête a été ouverte pour actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif, avec circonstance aggravante de mort de l’animal dans certains cas.

Plusieurs communes touchées

Les faits ne se limitent pas à une seule commune. Des cas similaires ont été observés à Angerville-l’Orcher, où une ponette avait été retrouvée avec un œil tailladé, puis à Rolleville et Notre-Dame-du-Bec. Selon une clinique vétérinaire locale, les blessures observées présentent un mode opératoire récurrent, renforçant la piste d’un auteur unique ou d’un groupe structuré.

Un phénomène qui rappelle 2020

Cette série d’agressions n’est pas sans rappeler la vague de chevaux mutilés qui avait frappé la France en 2020. À l’époque, près d’un millier de cas avaient été recensés, créant une vive émotion dans les campagnes. Une enquête nationale avait permis d’établir que seuls 16 % des cas relevaient effectivement d’actions humaines, les autres ayant des causes naturelles ou accidentelles.

Malgré cela, la psychose était bien réelle dans le monde agricole, où les éleveurs de chevaux, poneys, ânes ou mules, déjà confrontés à d’autres menaces (vols, empoisonnements, prédation), redoutaient de devenir les prochaines victimes.

Une enquête en cours

Dans le dossier actuel, la police judiciaire est saisie, appuyée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Cette dernière avait déjà été mobilisée en 2020 face aux rumeurs de rituels ou d’agissements ésotériques dans certaines mutilations.

Le parquet du Havre reste prudent quant aux motivations du suspect, dont l’identité et le profil n’ont pas encore été communiqués. L’enquête devra déterminer s’il s’agit d’un cas isolé, d’un déséquilibré, ou s’il existe un mobile idéologique, symbolique ou sectaire.

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