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Une récolte française abondante à écouler

La récolte de pommes de terre 2013 s’affiche en nette progression en raison d’une augmentation des surfaces et des rendements. L’équilibre du marché ne pourra être réalisé que par l’exportation, à ce jour incertaine.

© S. Leitenberger


L’Union nationale des producteurs de pommes de terre (Unpt) et l’interprofession (Cnipt) viennent de communiquer leur estimation de production de pommes de terre de conservation pour la récolte 2013. Elle porte sur 5,235 Mt. Ce chiffre représente une progression de 11,6 % sur la campagne 2012-2013 et de 8,1 % par rapport à la dernière moyenne quinquennale. Une augmentation des surfaces de 3,4 %, à 117 150 ha, et un rendement estimé à 44,7 t/ha contre 41,4 t en 2012, expliquent cette forte reprise de production, après une faible récolte en 2012.
Pratiquement, toutes les régions productrices de l’Hexagone voient leur récolte progresser, en particulier les deux premières d’entre elles : le Nord-Pas de Calais, + 25,4 %, pour 2,8 Mt et la Picardie, 1,265 Mt soit + 8,6 %. Les prix ont, jusqu’à présent, bien résisté à cette perspective de récolte abondante, en raison de faibles disponibilités en début de campagne (pas de stocks, arrachages retardés), approchant les niveaux élevés de l’an dernier et, heureusement sans commune mesure avec ceux, catastrophiques, de 2011. Seuls les cours des variétés destinées à la transformation ont enregistré un fort recul sur l’an dernier, entre 120 et 150 €/t contre 230 €/t.

Recul de la Grande-Bretagne
Compte tenu du volume de l’offre maintenant disponible, la deman­de sera-t-elle en mesure de l’équilibrer pour éviter une baisse des prix ? La consommation en frais des ménages, bien qu’en retrait sur l’an dernier (-1,7 % pour la période du 8 septembre au 6 octo­bre), reste bien orientée par rapport à la moyenne des années précédentes. Il est important de la préserver mais on ne peut en attendre une augmentation considérable des volumes. En revanche, la demande en produits transformés (frites, flocons et autres chips) continue de progresser et les besoins de l’industrie de croître, représentant un débouché solide et prometteur.
Mais c’est surtout l’exportation qui peut assurer cet équilibre offre/demande. Elle a démarré prudemment pour les deux premiers mois de la campagne (août/septembre), le manque de marchandise à ce moment ne l’ayant pas favorisée. 111 100 t ont été vendues à l’extérieur, contre 131 700 l’an dernier. L’Italie est revenue en force sur notre marché avec 36 700 t, l’Espagne, notre premier client accuse un retard pour des raisons logistiques temporaires.
Les ventes aux pays de l’Est, en chute libre l’an dernier, passent de 700 t à 3 200 t. Mais la Grande-Bretagne qui avait acheté en masse des tubercules français en 2012-2013 pour cause de pénurie locale, est retombée, pour les deux premiers mois de campagne, de 30 100 t à 2 200 t ! Ce qui risque de peser lourd sur le bilan export 2013-2014.

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