Ce week-end, pendant la Braderie de Lille, l’OFB part à la chasse… à l’ivoire
Ce week-end, les chineurs ne seront pas les seuls à arpenter les rues de Lille (59). À l’occasion de la Braderie, l’Office français de la biodiversité (OFB) des Hauts-de-France déploie quatorze inspecteurs de l’environnement. Leur mission : surveiller les étals des brocanteurs professionnels et traquer les objets issus du commerce d’espèces animales protégées.
Ce week-end, les chineurs ne seront pas les seuls à arpenter les rues de Lille (59). À l’occasion de la Braderie, l’Office français de la biodiversité (OFB) des Hauts-de-France déploie quatorze inspecteurs de l’environnement. Leur mission : surveiller les étals des brocanteurs professionnels et traquer les objets issus du commerce d’espèces animales protégées.
Pour les agents de l’OFB, la Braderie de Lille – ces samedi et dimanche 5 et 6 septembre - est devenue un rendez-vous à part entière. Et pour cause : l’an dernier, une opération similaire avait permis de mettre la main sur 224 objets, dont 199 en ivoire d’éléphant. Coquillages, papillons, objets en écaille de tortue marine et espèces naturalisées complétaient la collection.
Quatorze procédures judiciaires avaient été engagées contre des professionnels. Le parquet de Lille avait requis la confiscation des objets saisis ainsi que des amendes pouvant atteindre 1 500 euros.
La chasse au trésor, version OFB
Cette année encore, quatorze inspecteurs seront donc concentrés en priorité sur les espaces réservés aux brocanteurs professionnels : le Boulevard Louis XIV, le Boulevard de la Liberté, l'avenue du Président Kennedy, ainsi que le Vieux-Lille et l'Esplanade du Champ de Mars.
Pour l'OFB, pas question de laisser passer une pièce en ivoire ou un spécimen protégé sous prétexte qu’il a trouvé sa place au milieu d’un service à café ou d’un vieux meuble.
La réglementation sur l’ivoire s’est en effet considérablement durcie depuis le 19 janvier 2022. Sa commercialisation est désormais interdite, même si quelques dérogations existent encore pour certains objets anciens. En revanche, conserver un objet en ivoire légalement acquis ou reçu par héritage reste autorisé.
Selon le parquet de Lille et l’OFB, le commerce illicite d’espèces sauvages participe directement à la pression exercée sur certaines populations animales, notamment les éléphants.
Cette fois, direction les brocantes
Pour les agriculteurs et les chasseurs du Nord, qui connaissent surtout l’OFB pour ses missions de police de l’environnement sur le terrain, le voir mobilisé au cœur de la Braderie constitue donc un changement de décor plutôt sympathique.
Pas de quoi, évidemment, ranger définitivement les bottes et les jumelles : les missions habituelles de l’Office continueront dès lundi. Mais pendant deux jours, les inspecteurs auront les yeux davantage tournés vers les stands de brocante que vers les paysages du Nord.
Et pendant que les uns chercheront la perle rare au milieu des 8 000 exposants annoncés, les autres chercheront surtout à vérifier que la perle rare n’est pas… une espèce protégée.