Betteraves
Les premiers foyers de jaunisse apparaissent dans plusieurs régions
Les premiers symptômes de jaunisse sont désormais observés dans plusieurs bassins betteraviers français. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) appelle à la vigilance alors que les souvenirs de la campagne 2020 restent vifs dans la filière.
Les premiers symptômes de jaunisse sont désormais observés dans plusieurs bassins betteraviers français. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) appelle à la vigilance alors que les souvenirs de la campagne 2020 restent vifs dans la filière.
Des signalements de jaunisse ont été enregistrés ces derniers jours dans certaines parcelles de l’Yonne, du Centre-Val de Loire et d’Île-de-France. Plusieurs retours d’observations font état de feuilles jaunâtres et cassantes, caractéristiques des premiers stades de la maladie virale transmise par les pucerons.
Cette apparition précoce suscite de vives inquiétudes chez les producteurs. La filière betteravière garde en effet en mémoire la crise sanitaire de 2020, année durant laquelle la jaunisse avait provoqué des pertes de rendement historiques dans de nombreuses exploitations.
Lors de cette campagne, certaines parcelles avaient enregistré des baisses de rendement dépassant 30 %, voire 50 % dans les secteurs les plus touchés. Au niveau national, la récolte de betteraves avait fortement reculé, entraînant une diminution significative de la production de sucre. Les conséquences économiques avaient été lourdes pour les planteurs, avec des pertes de revenus importantes, mais aussi pour les industriels confrontés à une baisse des volumes transformés. Cette crise avait ravivé les inquiétudes quant à la pérennité de la culture dans certaines régions et relancé le débat sur les moyens de protection des cultures face aux maladies virales.
Face à cette nouvelle menace, la CGB appelle les pouvoirs publics à prendre la mesure des risques qui pèsent sur la culture de la betterave sucrière. L'organisation professionnelle dénonce notamment les distorsions de concurrence entre les producteurs français et leurs homologues européens, estimant que les outils de protection disponibles ne sont pas harmonisés au sein de l'Union européenne.
Pour les représentants de la profession, l’apparition des premiers symptômes dès le début de l’été rappelle la nécessité d’une surveillance renforcée. Si l’ampleur du phénomène reste encore à déterminer, les souvenirs de 2020 incitent à la prudence. Les planteurs sont invités à suivre de près l’évolution de leurs parcelles afin d’évaluer la pression sanitaire et d’anticiper d’éventuelles conséquences sur les rendements.