Aller au contenu principal

De plus en plus d’outils pour sécuriser les exploitations agricoles

Face à l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des risques climatiques et économiques, la Fnsea a entamé un chantier sur les outils de sécurisation des exploitations. Les avancées ont fait l’objet d’une table-ronde lors de son congrès 2015.

Lors de son congrès de Saint Etienne, la Fnsea a organisé une table-ronde pour faire le point sur les outils assurantiels et fiscaux.
Lors de son congrès de Saint Etienne, la Fnsea a organisé une table-ronde pour faire le point sur les outils assurantiels et fiscaux.
© Actuagri

Principal chantier auquel s’est attelée la profession agricole, la mise au point d’un contrat d’assurance socle devant répondre aux objectifs suivants : «permettre à l’agriculteur sinistré de recommencer son activité, une mutualisation la plus large possible, et une offre de base avec un système optionnel», a rappelé Joël Limouzin, vice-président de la Fnsea.
Le but est d’intéresser le maximum d’agriculteurs, ceux qui ne sont pas encore assurés avec un contrat de base plus accessible, et ceux qui le sont déjà, en proposant des options complémentaires.

Assurances
La grande difficulté dans la mise en place de ce type de contrat restait la définition des coûts de production, mais «on a les ingrédients pour démarrer le dispositif en 2016», ajoute Joël Limouzin. Du côté des assureurs, les choses évoluent en effet, d’autant plus que les aléas de plus en plus fréquents mettent en péril le système actuel.
François Schmitt, président délégué de Groupama, en témoigne : en 2013 son assurance a indemnisé 290 millions d’euros, davantage que les 240 millions de primes encaissées. Groupama travaille ainsi à un contrat de base, 15 à 20 % moins cher pour intéresser un maximum de personnes, avec deux niveaux de couverture optionnels, plus complet et plus onéreux.
Le système sera opérationnel pour les récoltes 2016, soit dès l’automne 2015 pour les grandes cultures, à la fin de l’année pour l’arboriculture et la viticulture, et au printemps pour les prairies. Sur ces dernières, le contrat nécessite la mise au point d’un indice pour l’indemnisation, l’évaluation de chaque prairie au cas par cas étant beaucoup trop coûteuse.
Pour les années difficiles, les banques disposent par ailleurs de plusieurs outils de gestion de la trésorerie, comme «le report d’échéances, la consolidation de prêt, ou encore le prêt modulable», détaille Jean-Michel Forest, président de la caisse Loire-Haute-Loire du Crédit agricole.

Adaptation
Mais la banque propose également des solutions d’épargne innovantes, adaptées au monde agricole, à l’image du Compte épargne agri (épargne professionnelle libre sur cinq ans), ou du livret Projet Agri mis en place avec Jeunes agriculteurs et qui facilite l’installation grâce à des droits à prêt jusqu’à 50 000 euros.
Les bonnes années, les agriculteurs ont de plus la possibilité d’anticiper le paiement des cotisations sociales pour l’année suivante jusqu’à 50 % (système d’à-valoir social).
La mise en place d’un impôt sur les sociétés (IS) plus adapté au monde agricole figure à présent dans les prochains chantiers : «aujourd’hui, si vous avez 25 000 poules, vous devez faire 25 000 lignes sur votre déclaration», explique Robert Verger, vice-président de la Fnsea, pour illustrer l’inadaptation actuelle de ce dispositif.
Pour faire face aux risques, la meilleure solution reste de combiner tous ces outils complémentaires.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Saint-Valery-sur-Somme vise le titre de plus beau marché de France

Le marché dominical de Saint-Valery-sur-Somme représente la Picardie dans l’édition 2026 du concours Votre plus beau marché,…

La hausse entrera en vigueur dès le 1er juin.
Revalorisation du Smic : ce qui change au 1er juin 2026 pour les travailleurs modestes

Face à l’inflation, le gouvernement annonce une hausse automatique de 2,41 % du salaire minimum ainsi qu’une série de mesures…

Martin Ebersbach cultive six hectares de vigne et produit du vin effervescent  à base de Chardonnay et de Pinot noir.
Les concerts à la ferme sont de retour dans la Somme

Du 6 au 10 juin, les concerts à la ferme reviennent pour une deuxième édition dans la Somme. En 2025, Martin Ebersbach,…

usine Eurolysine et groupe Avril Coordination rurale critique
Eurolysine : ce que les attaques contre Avril ne racontent pas

En critiquant sur X les résultats du groupe Avril, le représentant de la Coordination rurale (CR) dans la Somme, Patrick…

Sandrine Rousseau Céline Imart viande croque-morts
Pour Céline Imart, les écologistes comme Sandrine Rousseau sont des « croque-morts de l’agriculture »

En suggérant de remplacer le mot « entrecôte » par « cadavre de vache » sur les menus des restaurants, l’élue écologiste…

vigilance sécheresse dans le Nord-Pas de Calais
Une partie des Hauts-de-France passe en vigilance sécheresse

La tension monte sur la ressource en eau dans les Hauts-de-France. Face à une recharge hivernale insuffisante et à un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde