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Politique
Macron plus si positif sur l’accord UE-Mercosur

En déplacement à Toulouse ce mercredi 12 novembre, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a chargé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard d’indiquer qu’en « l’état », la France s’opposera à la mise en œuvre de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. 

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 12 novembre, à Toulouse.
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 12 novembre, à Toulouse.
© Elysée - Capture d'écran

Ce mercredi 12 novembre à Toulouse, Emmanuel Macron a rencontré les représentants du monde agricole d’Occitanie pour évoquer les sujets de préoccupation du moment, à commencer par l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

À l’issue d’un échange jugé tendu par la presse locale, le président de la République a assuré que « la France ne votera pas en faveur du texte, tel qu’il existe aujourd’hui », selon les propos rapportés par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.

Une position « très ferme » de la France

« Le projet d’accord entre l’UE et le Mercosur, tel qu’il existe aujourd’hui, recueillera un non très ferme de la France », a insisté la ministre. Une déclaration qui intervient dans un climat de forte inquiétude du monde agricole, mobilisé depuis plusieurs jours contre un texte perçu comme une menace directe pour la souveraineté alimentaire et la compétitivité des exploitations françaises.

Un accord jugé dangereux pour l’agriculture française

Dans sa prise de parole, Annie Genevard a souligné les principaux points de blocage : absence de clause de sauvegarde, manque de mesures miroirs garantissant des règles de production équivalentes à celles imposées en Europe, et insuffisance des contrôles aux frontières. « La France ne peut pas, à ce stade, valider un accord qui ne protège pas nos agriculteurs », a-t-elle affirmé devant la presse.

Une réponse aux inquiétudes du terrain

Ce positionnement se veut un signal fort envoyé aux agriculteurs, venus nombreux à Toulouse pour demander des garanties concrètes. Ailleurs en France, comme c’est encore le cas à l’heure dans la somme, des manifestations devant la préfecture et les sous-préfectures, ont été organisés. 

Beaucoup dénonçaient encore, ces derniers jours, la position jugée « trop conciliante » du chef de l’État après sa visite au Brésil, où il s’était montré plutôt ouvert à la relance du dialogue autour du Mercosur.

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