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Carburants
Agriculteurs et ETA, mêmes victimes du prix du GNR

Le haut niveau de prix du GNR continue d’inquiéter agriculteurs et entreprises de travaux agricoles qui ne peuvent pas forcément répercuter cette inflation sur leurs prix.

© Stéphane Leitenberger

À l’heure où la préoccupation ne devrait être qu’à réussir les travaux de printemps dans les champs, les agriculteurs ont les yeux rivés sur le prix du gasoil non routier (GNR). L’annonce d’une trêve dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran mardi 7 avril a beau avoir détendu la situation, le prix du GNR restait en ce milieu de semaine à un niveau particulier élevé ; ce qui inquiète et interroge bon nombre d’agriculteurs, à l’image de Yann Béthouart, installé à Favières. Pour ce polyculteur-éleveur des bas-champs, «il est temps que ça se calme». «Pour le moment, je tiens bon, expliquait-il, mercredi. J’ai encore environ huit jours de stock, mais je n’ai pas la possibilité d’être livré.» La dernière livraison de GNR qu’il a reçue date d’avant la crise, pour l’équivalent d’une demi-cuve. À cette date, il avait payé 1,25 € HT le litre de carburant. Depuis, le prix n’a cessé de s’envoler, pour revenir il y a deux jours à 1,33 €/litre.

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