Géopolitique
L’Islande dit non à l’Europe, et d’abord à la PAC
Les Islandais appelés à voter pour une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne ont massivement rejeté cette option lors d’un referendum le 29 août.
Les Islandais appelés à voter pour une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne ont massivement rejeté cette option lors d’un referendum le 29 août.
Sur les 225 031 votants, soit un taux de participation exceptionnel de 85 %, le non (Nei ) l’a emporté avec 52,8 % (118 800 voix) contre 48,2 % (106 200 voix )de oui (Ja).
Les électeurs agricoles et ruraux ont plus massivement voté contre, le score frôlant les 60 % dans les régions rurales. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 14 août à Reykjavik, les représentants des agriculteurs islandais s’étaient prononcés à 94,55 % contre une reprise des pourparlers avec Bruxelles. La motion qui a été votée à cette occasion estimait que « les intérêts de l’agriculture islandaise commandent de rester en dehors de la Politique agricole commune (PAC) ».
Sans surprise, les villes, notamment la capitale Reykjavik ont voté majoritairement pour : 57,5 % pour Reykjavik Nord et 54,5 % pour Reykjavik Sud.
La Première ministre, Kristrún Frostadóttir, s'est engagée à ne pas relancer le débat d'ici la fin de son mandat en 2028. Le gouvernement islandais a formellement notifié Bruxelles de la suspension définitive de sa candidature. Les délégations de négociation ont été dissoutes.