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Prix du lin teillé pour la récolte 2015 : 248 euros le quintal

Une trentaine de producteurs de lin textile était réunie au «Café de Paris» à Villers-sur-Mareuil le 2 février à l’invitation de Vincent Boche, président des liniculteurs de la Somme pour participer à l’assemblée générale de la section FDSEA.

À droite, Vincent Boche, pdt des liniculteurs de la Somme avec, à ses côtés, Bertrand Gomart, pdt de l'AGPL.
À droite, Vincent Boche, pdt des liniculteurs de la Somme avec, à ses côtés, Bertrand Gomart, pdt de l'AGPL.
© AAP

Etaient présents Bertrand Gomart et Alice Trotel, respectivement président et directrice de l’AGPL, ainsi qu’Antoine Berthe et Vincent Delaporte, président et directeur de la Calira, Frédéric Decock, représentant le teillage Decock et Jérôme Corsyn pour le teillage Van Robaeys.
Bonne nouvelle pour les producteurs, les cours du lin teillé sont bons pour la récolte 2015. La moyenne des prix du second semestre 2015, toutes récoltes et toutes fibres longues, se situe à 248 euros le quintal contre 219,3 euros le quintal sur la même période en 2014. Pour suivre au plus près le marché des lins teillés, l’AGPL utilise, depuis plusieurs années, un système de signaux, comme un feu tricolore (Cf. graphique), pour mieux visualiser le ratio de la production sur les ventes, glissant sur trois mois. Le même graphique donne l’évolution du prix glissant sur trois mois, le stock en tonnes présent le dernier et le cumul des ventes sur trois mois glissants également. De tous les indices, c’est le ratio de la production sur les ventes le plus suivi.
Les campagnes 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016 en cours ont vu les cours remonter, les stocks baisser. Seules deux courtes périodes ont laissé apparaître un signal oran­ge. «Néanmoins, si deux si­gnaux oran­ge venaient à durer, ne faudrait-il pas dès maintenant prévoir d’organiser un stockage de lin teillé à la ferme ?», a lancé Bertrand Gomart.
Puis, il a conclu son intervention par un plaidoyer en faveur de la qualité. «Nous, les producteurs, sommes responsables de la qualité initiale de la paille de lin. Elle ne pourra plus être améliorée aux stades suivants. L’AGPL veillera à ce que les teilleurs portent le même message», a-t-il martelé. Il a illustré son propos par deux exemples : qu’il n’y ait pas de paille mélangée à la fibre, car elle ne colore pas, et que chaque intervention phytosanitaire soit raisonnée afin de préserver l’image du lin. «C’est en Europe et en France que le lin consommé dans le monde entier est produit. En innovant et en continuant à produire de la qualité avec la traçabilité, nous garderons notre place», a-t-il conclu.

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