Aller au contenu principal

Programmes d’actions «nitrates» : quelques assouplissements en vue

La délimitation des zones vulnérables maintenue, mais des avancées sur les programmes d’action.

Les durées de capacité de stockage des effluents d’élevage seront évaluées de façon agronomique.
Les durées de capacité de stockage des effluents d’élevage seront évaluées de façon agronomique.
© D R

Le gouvernement ne reviendra pas sur la délimitation des zones vulnérable. La ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, le confirment dans un communiqué commun du 1er mars. On sait que la France a été assignée devant la Cour de Justice de l’Union européenne pour mauvaise application de la directive «nitrates» dans le cadre d’un double contentieux : l’insuffisance des délimitations des zones vulnérables et des programmes d’action qui s’y appliquent.
• S’agissant des programmes d’action, les ministres sont prêts à prendre en compte quelques aménagements demandés par les organisations agricoles. Ainsi ils défendront le stockage du fumier au champ pendant dix mois à condition qu’il soit compact et pailleux.
• D’autres évolutions sont également proposées comme la fixation des durées de capacité de stockage. «Elles seront évaluées de façon agronomique pour tenir compte à la fois des différences géographiques et des différents types d’élevage. Ces durées ont été réévaluées afin d’éviter des investissements disproportionnés au regard des impacts sur l’environnement» note le communiqué.
• En outre «une période transitoire pour l’application des nouvelles normes est prévue, jusqu’en 2016 pour certaines catégories d’effluents (certains types de lisiers, «fumiers mous)».
• Et pour ce qui est des engrais, le seuil de pente au-delà duquel l’épandage est interdit «a été relevé de 7% à 10 %». «Ce seuil peut systématiquement être augmenté en cas de bandes en enherbées en bas des parcelles».
• Enfin les mesures relatives aux cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan) seront fixées «au niveau régional» afin de pouvoir s’adapter aux spécificités locales. Pour entrer en application, ces propositions que les ministres s’engagent à défendre devront être validées au niveau communautaire.

REACTION

La Fnsea : «insuffisant»

Pour la Fnsea, la mobilisation syndicale et les six recours contre l’extension des zones vulnérables commencent à porter leurs fruits. Les ministères introduisent un peu de pragmatisme dans leurs projets. Mais elle juge les assouplissements insuffisants. Et ce pour trois raisons, explique Christiane Lambert, vice-présidente du syndicat : d’abord «il n’y a toujours pas d’assouplissement régional pour les calendriers d’épandage». Deuxième sujet de mécontentement : «Malgré une diminution de quinze jours des durées de stockage en fosse et en fumière, il y a encore des coûts importants pour les éleveurs». Enfin, «les programmes d’action régionaux qui suivront l’arrêté cadre ne pourront que durcir, et non pas assouplir, comme nous le souhaitions, les dispositifs qui ont été actés». Enfin, elle souhaite qu’il n’y ait pas «d’obligation de travaux nouveaux dans les exploitations qui ont déjà fait leur mise aux normes». Dans les prochains jours, la Fnsea «exprimera ses déceptions» lors d’un rendez-vous prévu avec les deux ministres.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Dominique Voynet loi d'urgence agricole viande
« Viande d’Espagne plutôt que du Nord » : ce qu’a vraiment dit Dominique Voynet

La diffusion d’un extrait vidéo partagé par la députée RN du Lot-et-Garonne Hélène Laporte a déclenché une polémique…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde