L’intensité de la canicule de la semaine dernière n’a pas été sans conséquence pour les élevages de la Somme. Malgré les mesures préventives mises en place par les éleveurs pour protéger leurs animaux, une surmortalité a été constatée, touchant principalement les volailles et les porcs.
Cette situation a provoqué un afflux exceptionnel de cadavres vers les entreprises d’équarrissage, dont les capacités ont rapidement été mises à rude épreuve. «L’entreprise d’équarrissage a été saturée par l’afflux exceptionnel de cadavres et le surcroît d’activité lié à la canicule a entraîné des retards d’enlèvement des cadavres dans les élevages», écrit la préfecture dans un communiqué du 6 juillet.
À cette hausse d’activité s’ajoute un autre phénomène lié aux températures élevées. «Les fortes chaleurs entraînent une dégradation accélérée des cadavres animaux, notamment des volailles, générant un surplus de matières dégradées qui ralentissent le traitement», précise encore la préfecture.
Des mesures d’urgence déployées
Face à cette situation, les services de l’État indiquent suivre quotidiennement l’évolution des opérations en lien avec les organisations professionnelles, les éleveurs et les sociétés d’équarrissage. Plusieurs solutions ont été mises en œuvre afin de résorber les retards : la mise en place de collectes durant les week-ends ; l’incinération d’une partie des cadavres dans deux incinérateurs de la région ; l’orientation des matières les plus dégradées vers des installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) situées dans les départements voisins.
En complément, «le préfet de la Somme vient de prendre un arrêté autorisant l’enfouissement d’une partie du stock dans une installation de stockage de déchets non dangereux du département», indique le communiqué. Selon les services de l’État, «l’ensemble de ces mesures devrait permettre le retour à la normale en quelques semaines».
Vigilance renforcée dans les élevages
Alors que les prévisions météorologiques annoncent un nouvel épisode de fortes chaleurs dans les prochains jours, la préfecture appelle les éleveurs à rester particulièrement vigilants. Elle recommande de vérifier quotidiennement les conditions d’hébergement des animaux, le bon fonctionnement des systèmes d’aération et de ventilation, ainsi que de «multiplier les points d’accès à une eau fraîche et propre, proposée à volonté aux animaux». Les animaux élevés en plein air nécessitent également «une surveillance quotidienne et un apport d’eau propre et fraîche à volonté», rappelle enfin la préfecture.