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Restauration
KFC accélère son maillage dans les Hauts-de-France et intéresse la filière volaille

Portée par une stratégie offensive de franchise, l’enseigne de poulet frit poursuit son expansion en France. En toile de fond, une montée en puissance progressive de l’origine française qui concerne directement les éleveurs.

© KFC

«Entreprendre avec le spécialiste du poulet frit en France, ça vous tente ?» Le ton est direct et assumé, et résume depuis plusieurs mois l’intention de KFC qui veut recruter de futurs franchisés. Dans ses communications, l’enseigne revendique «une marque reconnue pour son savoir-faire inégalé» et met en avant «un réseau solide de près de 400 restaurants». Elle insiste également sur «une dynamique de développement record avec près de 100 ouvertures depuis 2022», signe d’un changement d’échelle engagé ces dernières années. L’accompagnement est aussi au cœur du discours, avec «un parcours de formation complet (quatre à six mois) pour accompagner les futurs responsables d’enseigne dès le premier jour».

Un maillage qui gagne du terrain dans le Nord

Officiellement, aucune carte précise des prochaines implantations n’est publiée. Mais la stratégie de développement, elle, est bien identifiée. KFC chercherait en effet à densifier son réseau en s’appuyant sur des zones commerciales dynamiques, des périphéries urbaines actives et des territoires bien connectés. Dans ce schéma, les Hauts-de-France apparaissent comme un terrain logique d’expansion.

«Tout commence bien en amont»

Derrière cette dynamique commerciale, KFC cherche aussi à mettre en avant son lien avec l’amont agricole. Le 16 avril dernier, à Angers, lors de l’assemblée générale de l’Anvol (interprofession), sa directrice générale Isabelle Herman a tenu à rappeler le lien fort que l’enseigne entretien avec la production agricole française et, en particulier, avec la filière volailles : «avant d’arriver en restaurant, tout commence bien en amont». Depuis 2021, l’enseigne met en avant le sourcing français plus au cœur de ses approvisionnements. «Plus de 700 éleveurs partenaires aujourd’hui, contre 300 il y a quelques années», souligne-t-elle, évoquant également des produits comme les ailes de poulet désormais «100 % origine France».

Une montée en puissance encadrée

Pour autant, le développement de l’origine française reste un exercice d’équilibre. «Produire davantage en France, c’est aussi composer avec des enjeux très concrets : volumes disponibles, structuration de la filière, équilibres économiques et accessibilité pour les consommateurs», rappelle KFC. Dans ce contexte, l’enseigne insiste sur la nécessité de travailler collectivement. «Réunir autour de la table l’ensemble de l’écosystème» devient un impératif, qu’il s’agisse des éleveurs, des coopératives, des transformateurs ou encore des institutions. «Car développer l’origine France, ce n’est pas seulement une ambition. C’est un travail de filière, au sens propre.»

Un débouché qui s’installe dans le paysage

À mesure que l’enseigne se développe, KFC ne transforme pas à lui seul toute l’économie agricole de la région, mais devient peu à peu un débouché supplémentaire pour la filière avicole sur lequel il va falloir compter.

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