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Faune sauvage
La France va re-expérimenter le lâcher de lynx en 2027

lâcher de lynx
Pour l’OFB et le Muséum national d’histoire naturelle, la « translocation » de lynx d’une population à l’autre est la « seule solution pour augmenter la variabilité génétique » de l'espèce.
© Pexels

À l’occasion d’une réunion, le 24 mars, du comité de pilotage du Plan national d’actions en faveur du lynx boréal (PNA), dont la programmation actuelle s’achève en 2026, le préfet coordonnateur a annoncé, à la surprise des participants, qu’une expérimentation de lâchers de lynx allait être conduite d’ici l’an prochain, pour palier les problèmes de consanguinité des populations françaises. 

Dans un rapport publié fin 2024, l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) recommandaient la « translocation » de lynx d’une population à l’autre, « seule solution pour augmenter la variabilité génétique ». Sans cette opération, la consanguinité provoquerait un « déclin progressif des effectifs pour atteindre environ 160 individus en moyenne en 2130 », selon un scénario tendanciel.

Le territoire concerné sera volontaire, mais reste encore à déterminer, tout comme l’origine et le nombre de lynx lâchés. Cette expérimentation pourrait être poursuivie ensuite, dans le cadre de la prochaine programmation du PNA, dont l’un des axes pourrait être le « renforcement de la population », rapporte-t-on à la Fédération nationale ovine (FNO). Le syndicat s’inquiète notamment que des lâchers soient entrepris dans des zones de forte pression du loup, comme l’arc alpin.

De leur côté, les associations environnementales « se félicitent de cette initiative salutaire et strictement nécessaire », rapporte FNE dans un communiqué paru le 31 mars.

Toutefois, elles restent méfiantes, indique-t-on chez Ferus. « C’est une entreprise très importante, qui nécessite beaucoup de préparation, scientifique mais aussi sociologique, pour préparer les populations. » 

Des lâchers avaient échoué dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix dans les Vosges. La Suisse y procède régulièrement avec succès. L’association insiste pour améliorer en parallèle la protection de l’animal, dont vingt individus ont été tués sur la route l’an passé, sur une population de 150 animaux. 

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