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Objectif : 600 000 tonnes en 2015 à Vecquemont

Les adhérents de la coopérative et les personnes qui désirent se lancer dans la production de pommes de terre fécule peuvent souscrire du tonnage.

© AAP

Cent cinquante producteurs de pommes de terre féculières étaient présents à Amiens le 10 décembre pour l’assemblée générale de la coopérative féculière de Vecquemont présidée par Antoine Hauchart. Au cours de la partie statutaire après la présentation des comptes annuels et le renouvellement des administrateurs, un temps a été consacré aux questions avant que le président ne conclue par le rapport d’activités qui réaffirme la possibilité de souscrire du tonnage, complémentaire pour les adhérents ou pour démarrer dans cette production. Bruno Poutrain, directeur de la coopérative, a affiché l’objectif d’atteindre les 600 000 T en 2015 soit 70 000 T de plus que l’engagement 2014. Du volume est encore disponible pour combler ce tonnage. Au cours de la seconde partie de l’assemblée, Frédéric Smagghe, directeur du site de Vecquemont, a confirmé que Roquette cherche à retrouver 1 000 à 1 500 ha supplémentaires dans les trois années à venir.
A l’issue du bilan de la récolte 2013, un des sujets qui a fait l’objet de plusieurs questions a porté sur la distribution de la variété Saturna que Roquette a proposé pour combler en partie le manque de plants du printemps 2014. «Nous avons effectivement prévu de faire un point complet en fin de campagne mais nous n’avons pas intégré la question de l’impact sur la trésorerie dans notre réflexion jusqu’à présent», a reconnu Frédéric Smagghe.

Les prix ont augmenté depuis trois ans
Concernant les prix payés aux producteurs, Bruno Poutrain a montré qu'ils ont progressé depuis trois ans (Cf graphique). Pour la récolte 2015, les discussions continuent entre la coopérative et Roquette. Pour le féculier, un des enjeux pour l’avenir est la saturation de son outil de production. «Cela étant, nous constatons que l’écart positif entre la fécule et les amidons des céréales se maintient dans conjoncture générale de baisse des prix des matières premières agricoles. On ne peut pas ignorer l’impact de cette tendance sur le marché de la fécule même si la corrélation est moins forte que par le passé avec les amidons», a précisé Frédéric Smagghe.
Certains se demandent comment fait la concurrence pour acheter plus cher que Roquette ? «On ne peut pas affirmer que les pommes de terre livrées à la féculerie de Haussimont sont mieux payées que celles de Vecquemont. Une partie du prix de cette année est liée au versement d’un complément de prix de la récolte 2012», a indiqué Pascal Foy, président des coopérateurs de Haussimont.

Evolution variétale
Parmi les pistes pour maintenir ou améliorer le résultat technico-économique, l’évolution variétale est un levier majeur. «La Kardal a un poids trop important. Nous allons élargir le panel le plus vite possible. Dès 2015, nous doublons le bouturage», a expliqué Bertrand Rault, nouveau responsable des approvisionnements du site de Vecquemont. Lors de la présentation des essais conduits par la coopérative, les participants ont visualisé la très bonne résistance au mildiou des hybrides sélectionnés.

Départ de Vic : quel impact ?
Enfin, la décision du conseil d’administration de la coopérative de Vic-sur-Aisne de rejoindre le groupe Téréos, ce qui fera perdre à Roquette une partie de son approvisionnement, a suscité la question suivante d’un administrateur : «Comment comptez-vous compenser ce volume ?» «Ce départ n’est pas immédiat et nous comptons sur vous !» a rétorqué Frédéric Smagghe.
Pour sa part, Geoffroy d’Evry, président de la coopérative de Vic, a expliqué que l’assemblée générale de sa coopérative allait entériner le 11 décembre(*) la décision de son conseil d’adhérer à Téréos. «Roquette a toujours été un partenaire fiable et la coopérative va respecter jusqu’au bout son engagement», a expliqué Geoffroy d’Evry.
Enfin, pour Arnaud Delacour, président de l’Unpt, la filière fécule est stratégique pour toute la filière pomme de terre française. «Roquette est un mastodonte européen qu’il faut continuer à approvisionner. Avec la coopération, l’Unpt soutient qu’il y a de la place pour produire de la pomme de terre fécule», a-t-il conclu.

(*) 92 % des votants ont approuvé l’entrée de la coop de Vic-sur-Aisne dans le groupe Téréos.

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