Pas de poursuites pour l’agriculteur convoqué après les « feux de la colère » dans le Santerre
Une douzaine d’agriculteurs du Santerre se sont rassemblés lundi 11 mai devant le pôle administratif de Péronne pour soutenir Julien Capart, agriculteur à Vauvillers, convoqué par l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le cadre d’un dossier lié aux mobilisations agricoles de l’hiver dernier. Il était entendu au sujet de la présence de déchets issus des « feux de la colère », qu’il avait retirés après la manifestation, puis stockés sur une ancienne carrière de craie de son exploitation.
Le dépôt comprenait notamment des cendres, des branchages et quelques pneus brûlés. À l’issue d’un entretien d’environ une heure et demie, l’exploitant était soulagé. Il a indiqué avoir pris l’engagement de remettre le site en état avant le 1er novembre. En contrepartie, aucune poursuite ne devrait être engagée.
Présents sur place avec plusieurs tracteurs, les agriculteurs du secteur ont affiché leur solidarité, estimant que les actions menées lors des manifestations de janvier relevaient d’une responsabilité collective. Des représentants syndicaux ont également confirmé qu’une « opération de nettoyage serait organisée prochainement, notamment pour évacuer les pneumatiques vers une filière de recyclage adaptée ».