Aller au contenu principal

Cure d’amaigrissement pour l’Europe mais la Pac préservée

Accord des chefs d’Etat et de gouvernement sur les perspectives financières 2014-2020.

Les 27 ont finalement trouvé un accord sur le cadre financier de l’UE pour la période 2014-2020.
Les 27 ont finalement trouvé un accord sur le cadre financier de l’UE pour la période 2014-2020.
© Conseil de l’Union Européenne

Après plus de deux jours d’âpres discussions, les chefs d’Etat et de gouvernement sont parvenus à un compromis sur les perspectives financières de l’Union européenne pour la période 2014-2020, dans l’après midi du vendredi 8 février. L’Union européenne disposera de 960 milliards d’euros de crédits, soit 1 % du Produit intérieur brut européen. Mais c’est 3,4 % de moins que la précédente programmation financière 2007-2013.
C’est la première fois que l’Union européenne revoit à la baisse ses ambitions et les crédits qu’elle s’attribue. On le doit à la pression conjointe du Premier ministre britannique, David Cameron et de la chancelière allemande, Angela Merkel, soutenus par les Pays-Bas, le Danemark et la Suède. François Hollande qui souhaitait un budget plus ambitieux n’a pu faire prévaloir son point de vue.

PAC : 63 milliards d’euros pour la France
Dans les faits, c'est-à-dire les dépenses réelles n’atteindront que 908,4 milliards d’euros, les responsables européens ayant fait un distinguo subtil entre les crédits d’engagement et les paiements réellement effectués. Pour mémoire, le budget annuel de la France s’élève à 371 milliards d’euros. La rubrique budgétaire dans laquelle est incluse la PAC enregistre une baisse de 4 % par rapport aux propositions de la Commission européenne de juin 2011 et s’établit à 373,3 milliards d’euros pour la période 2014-2020 dont 277,5 milliards d’euros pour les paiements directs et les dépenses de marché.
Le budget alloué à la France pour la période devrait être légèrement supérieur à 63 milliards d’euros. Ainsi peut-on considérer que notre pays devrait bénéficier entre 2014 et 2020 d’un budget annuel de la Pac quasiment reconduit par rapport à son niveau de 2013.
Parallèlement, les chefs d’Etat et de gouvernement ont validé un certain nombre d’orientations sur le contenu de la PAC. Ainsi le verdissement du premier pilier à 30% est confirmé. Toutefois, il a été décidé que les mesures de verdissement ne devaient en aucun cas conduire à une baisse de production, ni à une baisse des revenus des agriculteurs concernés. Le plafonnement des aides est optionnel alors que la Commission européenne souhaitait le rendre obligatoire. En outre, les taux de cofinancement du deuxième pilier sont remontés à 53 % et 63 %. Enfin, la possibilité de transférer 15 % des dotations du premier pilier vers le second pilier ou vice versa a été décidée. Le dispositif d’aide aux plus démunis, dont la disparition était envisagée, est reconduit avec une enveloppe de 2,5 milliards d’euros.

La balle dans le camp du Parlement européen
Reste au Parlement européen à se prononcer sur ce compromis, puisqu’il est codécisionnaire. Les discussions s’annoncent délicates. Les quatre présidents des groupes parlementaires, Joseph Daul pour le Parti populaire européen (PPE), Hannes Swoboda pour les socialistes, Daniel Cohn-Bendit pour les Verts et Guy Verhofstadt pour les Libéraux ont d’ores et déjà annoncé leurs réserves. «Le Parlement européen ne peut accepter en l’état l’accord trouvé (…) au Conseil européen. Car estiment-ils «cet accord ne renforcera pas la compétitivité européenne. Au contraire, il ne fera que l’affaiblir» en précisant que «les véritables négociations vont commencer avec le Parlement européen» et qu’ils maintiendront «les priorités» qu’ils ont déjà affichées.

REACTION

«Plutôt une bonne surprise» pour Xavier Beulin

Interrogé par France Inter, le 9 février, le président de la Fnsea s’est montré plutôt satisfait de l’issue des négociations sur le futur budget de la Pac. « En réalité, en tous cas pour ce qui est de la ferme France, nous allons très peu perdre dans ce futur budget. En gros, on va être à peu près étale par rapport à ce qu’était le budget en 2013. Finalement ça reste malgré tout plutôt une bonne surprise pour nous. Nous craignions le pire et je crois que la France a su faire valoir ses arguments, à savoir une Pac forte, un budget fort».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde