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Energies
Développer un chauffage à énergie renouvelable et locale

Le SE 60 (Syndicat d’énergie de l’Oise), le Sezeo (Syndicat des énergies zones Est de l’Oise), l’Ademe (Agence pour le développement et la maîtrise des énergies) ont signé un contrat de 4 ans pour accompagner les projets de chaleur renouvelable locaux, sous la houlette de l’État.

Agnès Jacques, directrice adjointe de l’Ademe Hauts-de-France, Thomas Fourgeot, secrétaire général de la préfecture de l’Oise, Éric Guérin, président du SE60, et Olivier Ferreira, président du Sezeo, signent le Contrat de chaleur renouvelable territorial pour 4 ans.
Agnès Jacques, directrice adjointe de l’Ademe Hauts-de-France, Thomas Fourgeot, secrétaire général de la préfecture de l’Oise, Éric Guérin, président du SE60, et Olivier Ferreira, président du Sezeo, signent le Contrat de chaleur renouvelable territorial pour 4 ans.
© DLC

Face à la nécessaire transition énergétique, ces entités ont regroupé leurs moyens pour « aider à transformer les intentions en actions en identifiant les demandes, en apportant des solutions et en accompagnant les porteurs de projets grâce un accompagnement complet », comme le détaille Éric Guérin, président du SE60.
Les énergies renouvelables promues sont les réseaux de chaleur (plusieurs bâtiments chauffés), le solaire thermique (qui produit de la chaleur, pas de l’électricité), la géothermie (récupérer les calories dans le sol), la biomasse (combustion de miscanthus par exemple) et la chaleur fatale (récupération de la chaleur produite lors d’un procédé industriel pour la chaîne de production ou le chauffage des locaux). 
Il s’agit donc de s’affranchir des énergies fossiles dont la facture s’alourdit, de réduire l’empreinte carbone tout en développant une activité locale autour de cette fourniture de chaleur renouvelable. Il faut savoir que la chaleur représente près de la moitié des consommations énergétiques en France. « Nous voulons être pragmatiques dans l’approche, faire ruisseler les projets et, pour cela, nous avons besoin de lisibilité pour orienter les démarches de transition », ajoute Olivier Ferreira, président du Sezeo, à l’adresse de Thomas Fourgeot, secrétaire général de la préfecture tout fraîchement nommé dans l’Oise et qui voit dans ce contrat « un acte de politique publique territorial en faveur des énergies renouvelables ».

Pour qui et pour quoi ?

Les porteurs visés sont les collectivités, entreprises privées et publiques, bailleurs sociaux, hôpitaux, associations, agriculteurs... porteurs d’un numéro Siret. Les particuliers sont donc exclus du dispositif. Le projet doit concerner le chauffage de bâtiments neufs ou en cours de réhabilitation ainsi que tout changement d’énergie. Les signataires du contrat CCRt (Contrat de chaleur renouvelable territorial) apportent au candidat une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), des études d’opportunités et de faisabilité, l’installation d’énergies renouvelables et l’accompagnement technique et de recherche d’autres leviers. Une demande de subvention sera donc à déposer sur www.ccrt60.fr (site accessible en octobre).

Les aides financières

Le Fonds chaleur, dont la gestion a été confiée par l’État à l’Ademe, accompagnera financièrement les porteurs de projets :
- jusqu’à 70 % des honoraires pour les phases d’études et d’AMO (plafonnées à 100.000 € TTC)
- jusqu’à 65 % des travaux : forfait par filière, au cas par cas.
Les subventions sont cumulables avec d’autres dispositifs existants, à l’exception des autres aides d’État. « Cinq milliards d’euros sur 5 ans abondent le Fonds chaleur pour un effet multiplicateur des aides, avec la volonté de réduire la part des énergies fossiles », développe Agnès Jacques, directrice adjointe de l’Ademe Hauts-de-France.
Dans un premier temps, pour contribuer aux objectifs de la programmation pluri-annuelle de l’énergie, les premiers projets ont surtout concerné les réseaux de chaleur urbains et les industries, même s’il y a encore un gros potentiel d’amélioration du chauffage. Aujourd’hui, c’est le milieu rural qui doit accueillir des projets de chaleur renouvelable. D’où cette signature qui doit permettre, à l’échelle du territoire, de monter des projets de taille moins importante, mais avec des solutions adaptées. 

Toute structure intéressée peut d’ailleurs commencer sa réflexion en se connectant sur parcours-economies-energie.ademe.fr.

Luc Smessaert, le président de la Chambre d’agriculture de l'Oise, voit dans cette démarche une opportunité pour les agriculteurs : « Les agriculteurs sont tout à fait concernés par ce contrat car ils peuvent d’abord avoir besoin d’utiliser de la chaleur renouvelable et être candidats, mais surtout se poser en partenaires fournisseurs de biomasse, par exemple en produisant du miscanthus.»

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