Dolly Parton : comment sa célèbre poitrine a baptisé le mouton le plus célèbre du monde
La légende de la country américaine est morte ce mardi 25 août à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille. Dolly Parton laisse derrière elle des tubes planétaires, une carrière hors norme et une anecdote scientifique devenue célèbre : la première brebis clonée à partir d’une cellule adulte avait été baptisée Dolly en son honneur. Et pas tout à fait par hasard.
La légende de la country américaine est morte ce mardi 25 août à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille. Dolly Parton laisse derrière elle des tubes planétaires, une carrière hors norme et une anecdote scientifique devenue célèbre : la première brebis clonée à partir d’une cellule adulte avait été baptisée Dolly en son honneur. Et pas tout à fait par hasard.
Dolly Parton s’est éteinte à 80 ans. La famille de la chanteuse, auteure-compositrice et actrice américaine a annoncé sa disparition ce mardi 25 août. Figure majeure de la country, elle aura marqué six décennies de musique avec des titres comme « Jolene », « 9 to 5 » ou « I Will Always Love You ». Sa disparition met un terme à la carrière d’une artiste devenue bien plus qu’une vedette de Nashville : une véritable icône populaire américaine. Mais son nom restera aussi attaché à une histoire pour le moins inattendue dans les annales de la science.
Une brebis baptisée Dolly…
Le 5 juillet 1996 naissait, en Écosse, une petite brebis appelée Dolly. Quelques mois plus tard, son existence allait être révélée au monde entier : elle était le premier mammifère cloné à partir d’une cellule adulte spécialisée. L’expérience, menée par l’équipe d’Ian Wilmut au Roslin Institute, démontrait qu’une cellule adulte pouvait être « reprogrammée » pour donner naissance à un animal entier. Ce qui est original et surprenant dans cette affaire, c’est que la cellule utilisée pour créer Dolly provenait de la glande mammaire d’une brebis adulte. Et c’est précisément pour cette raison que que le nom de Dolly Parton intervient.
Les chercheurs ont en effet décidé de baptiser leur brebis « Dolly », en référence à la chanteuse américaine. Ian Wilmut expliquera par la suite que le choix était un clin d’œil assumé à l’origine mammaire de la cellule utilisée pour le clonage. Une formule attribuée au scientifique résume assez crûment l'esprit de la plaisanterie : l'équipe ne pouvait guère imaginer « un ensemble de glandes mammaires plus impressionnant » que celui de Dolly Parton.
Une poitrine devenue une partie de son personnage
Il faut dire que Dolly Parton avait depuis longtemps fait de son apparence une composante assumée de son personnage public. Chevelure blonde volumineuse, tenues extravagantes, talons hauts, maquillage prononcé et poitrine particulièrement généreuse : son look était immédiatement reconnaissable.
Mais Dolly Parton ne cherchait pas à faire oublier cette dimension. Elle en plaisantait elle-même régulièrement, avec cette autodérision qui a largement contribué à son capital de sympathie. Son physique très marqué était devenu une partie intégrante de son image de scène, au même titre que sa voix, ses chansons et son accent du Tennessee.
Lorsque l'histoire de la brebis clonée a été popularisée, la chanteuse avait d'ailleurs pris l'anecdote avec humour. Elle aurait même déclaré être « flattée » d'avoir inspiré le nom du célèbre animal, tout en précisant qu'elle ne souhaitait pas, elle, être clonée.
De Dolly la chanteuse à Dolly la brebis
Le clin d'œil scientifique a donc produit une drôle de postérité. La Dolly originale, née en 1996, est devenue l'animal le plus célèbre du monde scientifique avant de mourir en 2003, à seulement six ans. Son corps est aujourd'hui conservé au National Museum of Scotland.
Dolly Parton, elle, aura survécu à son double laineux de près d'un quart de siècle.
La chanteuse laisse surtout une œuvre considérable et une image singulière : celle d'une artiste qui avait parfaitement compris comment transformer son apparence, son humour et ses excès en une marque personnelle. Des millions de disques vendus, des rôles au cinéma, le parc Dollywood, une immense œuvre philanthropique et, quelque part en Écosse, une brebis devenue un symbole de la révolution du clonage.