Histoire belge
Elle confond boutures de cannabis et plants de pommes de terre
Arrêtée en 2022 près d’Anvers avec 924 boutures de cannabis dans le coffre de sa voiture, une Liégeoise de 48 ans a tenté de convaincre les juges qu’elle pensait transporter… des plants de pommes de terre. Une explication qui n’a pas résisté à l’examen de la cour d’appel de Liège.
Arrêtée en 2022 près d’Anvers avec 924 boutures de cannabis dans le coffre de sa voiture, une Liégeoise de 48 ans a tenté de convaincre les juges qu’elle pensait transporter… des plants de pommes de terre. Une explication qui n’a pas résisté à l’examen de la cour d’appel de Liège.
L’affaire remonte au 18 février 2022, mais vient seulement de connaître son épilogue judiciaire. Ce jour-là, une femme originaire de Liège est contrôlée par la police sur une route de la région d’Anvers, alors qu’elle circule au volant d’une voiture de location. Dans son coffre, les policiers découvrent une cargaison pour le moins inhabituelle : 924 boutures de cannabis importées des Pays-Bas.
L’information, rapportée le 25 août 2026 par l’agence de presse belge Belga et reprise notamment par La Voix du Nord et Le Soir, a de quoi surprendre. D’autant que la conductrice, âgée de 48 ans au moment des faits, a toujours nié avoir su ce qu’elle transportait.
« Je pensais que c’étaient des pommes de terre »
Pour expliquer la présence de centaines de boutures de cannabis dans son véhicule, la Liégeoise a soutenu qu’elle croyait transporter de simples plants de pommes de terre. Elle aurait accepté la livraison pour le compte d’un marchand de fruits et légumes, après avoir été approchée par un inconnu qui lui aurait proposé de l’argent en échange du transport.
Reste un problème : l’odeur dégagée par 924 plants de cannabis. Là encore, la conductrice avait une explication. Elle a affirmé avoir été atteinte du Covid-19 et avoir, à cette époque, perdu temporairement l’odorat.
Un argument qui n’a manifestement pas convaincu les magistrats.
180 heures de travail d’intérêt général
La cour d’appel de Liège a finalement rendu sa décision lundi 24 août 2026. Elle a condamné la quadragénaire à 180 heures de travail d’intérêt général. À défaut d’exécuter cette peine, elle devra purger douze mois de prison.
La justice belge lui a également infligé une amende de 8 000 euros, assortie d’un sursis partiel, selon Belga.