Aller au contenu principal

Menacés ou agressés parce qu’ils travaillent en forêt

Les Assises de la forêt et du bois qui se sont clôturées le 16 mars ont donné l’occasion aux acteurs de la
filière de prendre un certain nombre d’engagements pour son développement, mais aussi de poser
des garde-fous.

Le développement de la mécanisation en forêt n’est pas forcément synonyme de travaux ou d’exploitation  non respectueux du fonctionnement et de l’intégrité des écosystèmes forestiers, rappellent les professionnels  de la filière bois qui en appellent au respect de leurs métiers. 
Le développement de la mécanisation en forêt n’est pas forcément synonyme de travaux ou d’exploitation non respectueux du fonctionnement et de l’intégrité des écosystèmes forestiers, rappellent les professionnels de la filière bois qui en appellent au respect de leurs métiers. 
© Pixabay

Que certains concitoyens puissent avoir le «syndrome Idéfix» - le fait pour une personne d’être triste ou en colère à la vue d’un arbre abattu -, cela passe encore. Ce qui est, en revanche, inacceptable pour les professionnels de la filière bois-forêt, c’est que ce syndrome se traduise par des actes violents ou malveillants envers ceux qui travaillent au contact des arbres. Lors des assises de la forêt et du bois qui se sont tenues d’octobre 2021 au 16 mars dernier, le problème d’actes de vandalisme et d’incivilités commis sur des matériels, mais aussi à l’encontre de certains personnels, a été soulevé. Pas moins de 48 organisations travaillant ou représentant la filière bois, mais aussi des structures «amies», ont signé une déclaration commune dans laquelle elles affichent leur soutien aux travailleurs en forêt. Parmi elles, on note la participation de France Bois Forêt, l’Union des industriels et constructeurs bois, la Fédération nationale du bois, le Syndicat national des pépiniéristes forestiers ou encore la fédération nationale des … chasseurs au même rang que les entrepreneurs du territoire (EDT) et le réseau des Chambres d’agriculture (APCA).

 

Condamnation des mauvaises pratiques

«Si le débat peut être posé sur certaines techniques sylvicoles ou d’exploitation au regard des interrogations et attentes de la société, les participants ont considéré que cela ne pouvait en rien excuser des comportements portant atteinte aux outils de travail et à la sécurité des personnels travaillant en forêt et qu’il convient de les condamner», rappellent ainsi les signataires du texte. Pour ces professionnels du bois, il est bon de rappeler que «le développement de la mécanisation en forêt n’est pas forcément synonyme de travaux ou d’exploitation non respectueux du fonctionnement et de l’intégrité des écosystèmes forestiers». «Ce sont les mauvaises pratiques qui doivent être dénoncées et non la mécanisation en soi. Des innovations et des bonnes pratiques sont, au contraire, développées pour limiter l’impact des engins forestiers sur les sols notamment.» Des initiatives comme celle qui consiste à éditer un guide qui recense une vingtaine de recommandations pour protéger les sols lors de différents travaux (Pratic’sols) rappelle ce qui se pratique en agriculture par le réseau des Chambres d’agriculture, des Cuma, des entreprises de travaux agricoles…

Si elle est montrée du doigt par d’aucuns, «la mécanisation permet d’améliorer les conditions de travail en réduisant la pénibilité et le risque d’accident, et participe à l’attractivité des métiers grâce à la technicité, la conduite d’engins sophistiqués et la montée en compétence», souligne-t-on encore au sein de la filière.  

 

Insultes, agressions et vandalisme

Comment expliquer qu’au cours des dernières années, «des machines et des hangars d’entrepreneurs forestiers ou d’entreprises d’exploitation forestière ont été vandalisés, incendiés ou dégradés ?», interrogent les professionnels du secteur forestier. À cela s’ajoute des intrusions de plus en plus fréquentes sur des chantiers en cours par des personnes non équipées de protections individuelles. Ces actes seraient excusables s’il s’agissait d’un intérêt bienveillant, ou d’une simple curiosité, même si déconseillés parce qu’ils «mettent les travailleurs forestiers et ces personnes elles-mêmes en danger». En l’occurrence, à en croire les organisations signataires de la tribune de soutien aux travailleurs de la forêt, la présence de personnes tierces à un chantier vise plutôt à neutraliser des engins et l’activité forestière. Enfin, relèvent encore les organisations professionnelles du bois, «certains travailleurs forestiers et notamment les bûcherons, sont régulièrement pris à partie verbalement sur leur lieu de travail». Inacceptable. «Si le débat et la controverse peuvent se concevoir, les agressions verbales n’y ont pas leur place», dénoncent les signataires qui appellent à l’instauration d’un mécanisme de remontée des problèmes rencontrés sur le terrain, «facilitant l’objectivation et le partage de l’information entre les parties prenantes du secteur forestier». Là encore, un dispositif a été créé propre à l’activité agricole et a pour nom «Demeter». Mais l’actualité des dernières semaines a montré que ce genre d’outils ne fait pas que des heureux. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

groupement producteurs pommes de terre Clarebout SUGAF
Les producteurs français de pommes de terre livrant le groupe Clarebout/Simplot se regroupent

Le SUGAF, nouvelle association des producteurs français livrant le groupe Clarebout/Simplot, a été officiellement constitué.…

mobilisation soutien Forest-Montiers
A Forest-Montiers, trois fois plus de soutiens que d’opposants au projet de poulailler

Plus de 180 personnes issues du monde agricole se sont rassemblées samedi 12 septembre à Forest-Montiers pour soutenir Marion…

À Attin, une panne de chaudière à la sucrerie stoppe provisoirement les arrachages de betteraves

Une panne de chaudière touche depuis ce jeudi matin la sucrerie Tereos d’Attin (62). Le service agricole demande aux planteurs…

poulailler Forest-Montiers
L’élevage avicole de Marion Bocquillon à Forest-Montiers reçoit le feu vert de la préfecture

Le CODERST a rendu un avis favorable à l’unanimité, lundi 14 septembre, au projet de poulailler de la SCEA Élevage Bocquillon.…

webinaire UNPT pommes de terre contrats sécheresse
Pommes de terre : comment éviter le piège du déficit de volumes contractuels

Face aux difficultés de production que peuvent rencontrer les producteurs de pommes de terre cette campagne, l’Union nationale…

truffes trufficulture champignons diversification
Et si la truffe poussait dans les champs de la Somme ?

La Chambre d’agriculture de la Somme invite les agriculteurs à découvrir la trufficulture comme piste de diversification, le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde