Social
Revalorisation du Smic : ce qui change au 1er juin 2026 pour les travailleurs modestes
Face à l’inflation, le gouvernement annonce une hausse automatique de 2,41 % du salaire minimum ainsi qu’une série de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat de plusieurs millions de Français.
Face à l’inflation, le gouvernement annonce une hausse automatique de 2,41 % du salaire minimum ainsi qu’une série de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat de plusieurs millions de Français.
Dans un contexte économique marqué par la persistance de l’inflation et les tensions commerciales internationales, le gouvernement a officialisé une nouvelle revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). Annoncée dans un communiqué publié le 13 mai 2026 à Paris, cette hausse entrera en vigueur dès le 1er juin prochain.
Le mécanisme légal de revalorisation automatique du Smic a été déclenché après une augmentation de plus de 2 % de l’indice des prix à la consommation depuis la précédente hausse. Cette disposition, prévue par le Code du travail, vise à préserver le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes lorsque l’inflation progresse fortement.
Un Smic brut porté à 1 867 € par mois
À compter du 1er juin 2026, le Smic horaire brut passera de 12,02 € à 12,31 €. Sur une base mensuelle, cela représente une rémunération brute de 1 867,02 € contre 1 823,03 € auparavant. La hausse atteint ainsi 43,99 € brut par mois, soit une progression effective de 2,41 %.
Du côté du salaire net, le montant mensuel atteindra désormais 1 477,93 €, contre 1 443,11 € jusqu’à présent. Les salariés rémunérés au Smic bénéficieront donc d’un gain de 34,82 € net chaque mois.
À Mayotte, territoire où le Smic est distinct de celui appliqué dans l’Hexagone, le montant brut horaire sera fixé à 9,56 €. Le salaire mensuel brut y passera de 1 415,05 € à 1 449,93 €, soit une augmentation de 34,88 €.
Plusieurs dispositifs pour soutenir le pouvoir d’achat
Cette revalorisation salariale s’inscrit dans une série de mesures plus larges destinées aux travailleurs modestes. Le gouvernement prévoit notamment le lancement, dès le 27 mai, d’une aide destinée aux «grands rouleurs», ciblant environ trois millions d’actifs contraints d’utiliser quotidiennement leur véhicule pour travailler.
Autre mesure annoncée : la hausse de la prime d’activité à partir du 1er juillet. Selon l’exécutif, cette augmentation représentera en moyenne 50 € supplémentaires par mois pour près de trois millions de foyers modestes.
Le ministère du Travail insiste sur la volonté de maintenir un soutien direct aux ménages les plus exposés aux difficultés économiques actuelles.
«Soutenir nos travailleurs modestes est une priorité»
Dans le communiqué, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, défend une politique centrée sur la protection des salariés face au ralentissement économique.
«Protéger et aider les travailleurs est un engagement fort du gouvernement. Cette revalorisation du Smic, qui prendra effet au 1er juin prochain est importante dans un contexte économique difficile pour de nombreux Français», affirme le ministre.
Il rappelle également les autres dispositifs prévus dans le budget 2026 : «Le gouvernement avait déjà pris des mesures de soutien au pouvoir d’achat des travailleurs modestes dans le cadre du budget pour 2026 en augmentant la prime d’activité de 50 € par mois en moyenne pour 3 millions de foyers modestes.»
Avant de conclure : «Enfin, une aide aux travailleurs modestes grands rouleurs sera disponible à partir du 27 mai prochain. Soutenir nos travailleurs modestes est une priorité.»
Une hausse automatique liée à l’inflation
Le système français prévoit une revalorisation automatique du Smic lorsque l’inflation subie par les ménages les plus modestes dépasse le seuil de 2 %. Ce mécanisme permet d’éviter une perte trop importante de pouvoir d’achat pour les salariés rémunérés au minimum légal.
Avec cette nouvelle hausse, le gouvernement cherche à répondre à une pression croissante sur les dépenses du quotidien, notamment l’alimentation, l’énergie et les transports, qui continuent de peser lourdement sur les budgets des ménages.