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Politique
Pour la FNSEA et les JA, le duo LFI-Ecolos « méprise » les agriculteurs

Alors que la proposition de loi "Contraintes" doit enfin être débattue à l’Assemblée nationale ce lundi 26 mai, les syndicats agricoles dénoncent l’obstruction massive des groupes LFI et Écologiste. Une attitude perçue comme un mépris envers le monde agricole.

PPL entraves
© FDSEA 10

Dix-huit mois après son élaboration et plusieurs semaines après la mobilisation historique des agriculteurs en début d’année, la proposition de loi dite "Contraintes" s’apprête enfin à être discutée en séance publique à l’Assemblée nationale. Prévue à l’agenda du lundi 26 mai, cette avancée est saluée par les réseaux Jeunes Agriculteurs (JA) et FNSEA, qui y voient le fruit de leur engagement pour faire entendre les revendications d’une profession en crise.

Porté par le gouvernement, le texte prévoit cinq jours de débats autour de mesures destinées à renforcer la souveraineté alimentaire française, améliorer la compétitivité du secteur agricole, et supprimer certaines surtranspositions réglementaires nationales jugées pénalisantes.

Mais cette perspective semble aujourd’hui menacée. Les groupes parlementaires de La France Insoumise (LFI) et des Écologistes ont en effet déposé près de 2 500 amendements sur le texte. Une stratégie qualifiée d’"obstruction" par les syndicats agricoles, qui redoutent que cette avalanche d’amendements empêche l’examen du texte dans les délais impartis, et donc son adoption.

« Cette manœuvre traduit un profond mépris pour les hommes et les femmes qui se battent chaque jour pour nourrir la France », dénoncent JA et FNSEA dans un communiqué commun. Pour les deux organisations, ce blocage remet en cause non seulement le processus démocratique, mais aussi la possibilité de répondre concrètement aux attentes exprimées par le monde agricole depuis plus d’un an.

En réaction, JA et la FNSEA annoncent qu’ils seront présents dès lundi matin devant l’Assemblée nationale pour dénoncer ce qu’ils appellent des "pratiques indignes" et réaffirmer leur volonté de voir le débat parlementaire aller à son terme. « Sans un véritable engagement politique, la souveraineté alimentaire française restera un vœu pieux », alertent-ils.

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