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À Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy lauréat des prairies agroécologiques

Éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy est le lauréat national des pratiques agro-écologiques - prairies et parcours. Un sacré coup de projecteur pour l’élevage local. 

Olivier Parcy : «Ce prix est une reconnaissance de l’élevage à l’herbe en général.»
© CA80

 

Une flore très diversifiée, avec des plantes rares telles que le Pigamon, le Carex et le Gaillet des fanges, ainsi qu’une faune menacée : agrion délicat, rousserolle verderolle, criquet ensanglanté… Voici ce qu’on retrouve dans une des prairies d’Olivier Parcy, éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, qu’il conduit en fauche tardive, sans apport d’azote. Ces «bonnes pratiques» ont été récompensées par le jury du concours des pratiques agroécologiques – prairies et parcours* au Concours général agricole (CGA) qui lui a remis un prix national ce 25 février. 

«C’est hallucinant», réagit-il à chaud. Pour lui, ce prix est «une reconnaissance de l’élevage en général, de l’importance du maintien des prairies, et de l’engagement pour cela.» Lors de la remise des prix, l’éleveur a pu glisser qu’il n’y a pas «que des grandes cultures dans la Somme, mais aussi des prairies humides que nous tenons à préserver». Et d’ajouter : «l’élevage est un acteur économique qui mérite d’être reconnu.»

Pour Olivier Parcy, les prairies humides sont un vrai atout, même si elles nécessitent de savoir s’adapter. «On y va quand on peut. On sort rarement les vaches tôt au printemps, et on les rentre rarement tard à l’automne. Mais en année sèche, je suis heureux de les avoir. Et puis elles sont de qualité : dans l’une d’elles, j’arrive à graisser les bêtes jusqu’à la finition», confiait-il avant le Salon. Une herbe de qualité qu’il entretien année après année. «La date de fauche semi tardive, mi-juin, permet de valoriser les espèces précoces qui sont en fin de floraison et des espèces plus tardives qui commencent à être bien développées», avait écrit le jury départemental dans son dossier.

 

Besoin de reconnaissance

Ce prix des pratiques agroécologiques est une reconnaissance de son travail, et au-delà, des services que rend l’élevage à l’environnement. L’éleveur regrette cependant l’absence de valorisation financière. «On bénéficie de moins en moins de MAE (mesures agro-environnementales) qui nous aident à exploiter ces zones, ni de plan carbone, regrette-t-il. Pourtant, grâce à l’élevage à l’herbe, ce sont des puits de carbone qui sont préservés.»

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