Aller au contenu principal

Céréales
Aide conjoncturelle « céréales » : ça se précise en Hauts-de-France

Le Gouvernement a décidé la mise en place d’un fonds d’urgence exceptionnel de 35 M€ à destination des exploitations céréalières et protéagineuses les plus fragilisées. Le dispositif sera bientôt accessible en Hauts de France.

aide conjoncturelle céréales
© Pexels

Mercredi 11 février, la DRAAF Hauts-de-France a convié les DDTM, les Chambres d’agriculture, les banques, les centres de gestion et syndicats de la région à une réunion de calage des modalités d’accès et dépôt des demandes de soutien vers la filière céréales dans le cadre du fonds d’urgence exceptionnel de 35 M€ décidé par le gouvernement.

D’emblée, le cadre de cette aide a été rappelé : elle doit cibler les exploitations à dominante céréales–protéagineux subissant un EBE faible et en chute. Elle s’inscrira dans les règles dites de minimis, et tout agriculteur doit pouvoir déposer par ses propres soins la demande d’aide. Pour la région Hauts-de-France, compte tenu des statistiques, l’enveloppe fléchée est de 2 450 000 €.  

Quels critères ? 

Dans les critères imposés, l’État a fixé un statut d’agriculteur à titre principal, un contingent minimal de 50% de la SAU en céréales et protéagineux (attention, hors colza et tournesol), un maximum de 10% de cultures industrielles, et sans bénéficier d’aide bovine. La réunion portait dans la stratégie d’ouverture, l’ajustement éventuel des critères d’accès et la priorisation des dossiers, dans le plafond de l’enveloppe... 

 

Ce qui semble se dégager à l’issue de la réunion, c’est :

- Ne pas durcir les critères d’accès (50% céréales protéagineux et maximum 10% de culture industrielles)

- Intervenir pour les EBE fragiles avec la récolte 2024 (le dispositif pourrait prioriser les EBE inférieurs à 40 000 € sur la récolte 2024)

- Renforcer les aides aux jeunes installés

- Garder une intervention significative dans chaque ferme bénéficiaire

- Prioriser les dossiers par le taux de baisse de l’EBE

- Dématérialiser la demande (par la plateforme démarches simplifiées)

- Permettre un dépôt de dossier à partir des éléments dont dispose l’agriculteur lui-même (dossier PAC pour l’assolement, soldes intermédiaires de gestion pour les EBE sur les 4 dernières années) 

- Confier le traitement administratif aux DDT(M)

Pour Simon Ammeux, président de la FRSEA Hauts-de-France, « s’il y a un point qui fait l’unanimité, c’est que l’enveloppe est insuffisante au regard du besoin de la filière qui dévisse depuis 2 ans et l’horizon ne se dégage toujours pas. Du coup, la difficulté, ce n’est pas de prendre la bonne décision mais la moins mauvaise. Notre position a été de ne pas porter trop d’a priori sur les critères, donc de ne pas être plus dur que l’État pour écarter les fermes. Il faut savoir que moins de 2000 exploitants sur la région correspondent aux critères de base. Ensuite, nous souhaitons intervenir avec efficacité. Soit on ouvre large, et l’aide est faible, soit on restreint un peu et l’aide est plus forte. Nous avons considéré qu’une aide serait significative et accessible à un panel relativement important d’exploitants si elle s’élevait à un montant de l’ordre de 3000 € (plafond national à 6 000 €), avec 30% de complément pour les JA. »

Une première version test de démarche simplifiée sera soumise à la profession dans les prochains jours. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

L’Amour est dans le pré : un candidat du Pas-de-Calais dans la saison 21

L'émission de M6 fait son retour le 17 août avec une nouvelle promotion d'agriculteurs en quête de l'âme sœur. Parmi eux,…

Marine Tondelier Arnaud Rousseau
Pourquoi ça clashe entre l’écologiste Marine Tondelier et Arnaud Rousseau (FNSEA)

En pleine vague d'incendies et alors que la sécheresse fragilise des productions dans toute la France, Marine Tondelier a…

sécheresse Somme expertise
Les premières expertises de l'État débutent mardi dans les exploitations de la Somme

Les premières expertises de terrain destinées à mesurer les conséquences de la sécheresse sur les exploitations agricoles de…

La commune de Cayeux-sur-Mer recense près de 75 000 pieds de choux marins, selon le syndicat mixte de la Baie de Somme.
À Cayeux-sur-Mer, une fête inédite pour célébrer le chou marin

Le 8 août marquera la seule et unique édition de la fête des choux marins organisée par la ville de Cayeux-sur-Mer.…

Une nouvelle fronde paysanne aux Pays-Bas

Le 14 août, une nouvelle fronde paysanne a eu lieu dans le Brabant-Septentrional aux Pays-Bas.

L’irrigation par aspersion est plus propice à la propagation du mildiou que le goutte-à-goutte.
Restrictions d’eau renforcées dans la Somme

Face à la dégradation des débits des cours d’eau et à l’absence de précipitations significatives depuis deux mois, le préfet…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde