Aller au contenu principal

Colza
L'interdiction du Phosmet met la filière oléoprotéagineuse dans l'embarras

Alors qu'un règlement européen, paru le 25 janvier, marque la fin du phosmet «au plus tard le 1er novembre», le ministère de l’Agriculture a décidé de ne pas donner de « ré-autorisation » du Phosmet, un produit qui protège notamment le colza des ravages de certains insectes. 

colza
© Pixabay

« Cette décision sonne comme le glas pour un quart de la surface nationale de cette culture pivot des assolements », ont rapidement souligné dans un communiqué commun la Fédération française des producteurs d’oléoprotéagineux (FOP), de l’interprofession Terres Univia et de l’Institut technique Terres Inovia. 

Elle « laisse les agriculteurs sans solution », ajoutent les trois organisations. Surtout, elles s’interrogent sur l’adéquation entre l’enjeu affiché par le gouvernement de relancer la production de protéines végétales avec son Plan protéines et cette décision prise fin janvier qui va techniquement à l’encontre des objectifs affichés. 

Les représentants des producteurs ont demandé au ministère de l’Agriculture que « l’instruction de la dérogation pour l’utilisation dès 2022 du cyantraniliprole, seule alternative efficace connue, soit rapidement conclue ». Ce dernier a fait savoir qu'il verrait d'un bon œil la mise en place d'une telle dérogation pour utiliser l’insecticide cyantraniliprole sur colza, 

Ce type de démarche est fréquent pour d’autres productions, rappelle le ministère. Il s’agirait d’une dérogation de 120 jours au titre de l’article 53 du règlement européen sur les phytos. Par ailleurs, un plan d’action sur des alternatives au phosmet est en place, et 2,5 M€ d’enveloppe additionnelle lui sont consacrés par l’État, a annoncé le 24 novembre Julien Denormandie. «Toutes les solutions » alternatives au phosmet sont étudiées, souligne le ministère. Parmi elles, le « concept prometteur de colza robuste » s’appuie sur des pratiques agronomiques, notamment la fertilisation à l’automne.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

L’Amour est dans le pré : un candidat du Pas-de-Calais dans la saison 21

L'émission de M6 fait son retour le 17 août avec une nouvelle promotion d'agriculteurs en quête de l'âme sœur. Parmi eux,…

Marine Tondelier Arnaud Rousseau
Pourquoi ça clashe entre l’écologiste Marine Tondelier et Arnaud Rousseau (FNSEA)

En pleine vague d'incendies et alors que la sécheresse fragilise des productions dans toute la France, Marine Tondelier a…

sécheresse Somme expertise
Les premières expertises de l'État débutent mardi dans les exploitations de la Somme

Les premières expertises de terrain destinées à mesurer les conséquences de la sécheresse sur les exploitations agricoles de…

La commune de Cayeux-sur-Mer recense près de 75 000 pieds de choux marins, selon le syndicat mixte de la Baie de Somme.
À Cayeux-sur-Mer, une fête inédite pour célébrer le chou marin

Le 8 août marquera la seule et unique édition de la fête des choux marins organisée par la ville de Cayeux-sur-Mer.…

Une nouvelle fronde paysanne aux Pays-Bas

Le 14 août, une nouvelle fronde paysanne a eu lieu dans le Brabant-Septentrional aux Pays-Bas.

L’irrigation par aspersion est plus propice à la propagation du mildiou que le goutte-à-goutte.
Restrictions d’eau renforcées dans la Somme

Face à la dégradation des débits des cours d’eau et à l’absence de précipitations significatives depuis deux mois, le préfet…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde