Plan d'urgence agricole
Un milliard pour l’agriculture : le Premier ministre Lecornu promet la « bonne exécution »
Après les annonces d’Annie Genevard ce vendredi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu défend lui-même un plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros pour répondre aux conséquences de l’été caniculaire et de la sécheresse. Il insiste sur une priorité : faire parvenir rapidement les aides aux exploitations les plus fragilisées.
Après les annonces d’Annie Genevard ce vendredi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu défend lui-même un plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros pour répondre aux conséquences de l’été caniculaire et de la sécheresse. Il insiste sur une priorité : faire parvenir rapidement les aides aux exploitations les plus fragilisées.
« L’été que nous venons de traverser est l’un des plus rudes que notre agriculture ait connus depuis des décennies », a estimé dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Sébastien Lecornu. Quelques heures après la présentation par Annie Genevard du plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies), le Premier ministre en assume la dimension exceptionnelle.
En annonçant ce vendredi 4 septembre un montant mobilisé d’un milliard d’euros, le gouvernement fixe deux priorités : indemniser les pertes et permettre aux agriculteurs de remettre en route leur production. L’Indemnisation de solidarité nationale (ISN) doit ainsi être mobilisée à hauteur de 520 millions d’euros, tandis que les dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties dépasseront 300 millions d’euros.
« Relancer les capacités de production »
Sébastien Lecornu met également en avant les 235 millions d’euros du fonds de « réarmement agricole ». Piloté par les préfets, il doit répondre aux besoins les plus urgents dans les départements : fourrage, semences, plants, aliments pour animaux et autres intrants.
« Ensuite, relancer les capacités de production agricole », résume le Premier ministre, qui entend privilégier une réponse adaptée aux réalités de terrain plutôt qu’un dispositif uniforme décidé depuis Paris. Cette territorialisation constitue l’un des points forts du plan présenté par Annie Genevard. Les cellules sécheresse installées dans les départements depuis juillet sont appelées à poursuivre leur travail pour identifier les exploitations et les filières les plus en difficulté.
« Une priorité » : faire vite
Pour Sébastien Lecornu, l’enjeu est désormais moins l’annonce du plan que son exécution. Sa priorité : « que l’aide parvienne rapidement aux agriculteurs qui en ont le plus besoin », insiste-t-il.
L’urgence est d’autant plus forte que le gouvernement estime à environ 30 000 le nombre d’exploitations nécessitant un soutien important. Les pertes agricoles liées à l’été 2026 sont, elles, évaluées à plus de 10 milliards d’euros par la FNSEA.
Le Premier ministre assure donc que le gouvernement « veillera à sa bonne exécution ». Un engagement qui place désormais les préfets et les services de l’État en première ligne. Car après l’annonce politique, c’est la rapidité du versement des aides et leur ciblage qui seront scrutés par les agriculteurs.