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Coopération
2019, année mémorable pour Calipso

Du rendement, de la qualité, des prix... Tous les feux étaient au vert lors de la campagne 2019-2020 pour Calipso, à l’ouest de la Somme.

Jean-Charles Denis, le directeur (à g.) et Olivier Faict, le président (à dr.), ont annoncé des ristournes grâce aux bons résultats de la récolte 2019.
© D. R.

205 000 t de blé, avec un rendement moyen de 100 qx/ha (+ 20 % par rapport à 2018), un poids spécifique des grains de 78,80 kg/hl, 10,7 % de protéines et 13,5 % d’humidité : les chiffres annoncés lors de l’assemblée générale, le 1er décembre, sont flatteurs pour la coopérative Calipso. «Il s’agit de notre deuxième plus belle année, après 2008, année où est née Calipso», se réjouit Olivier Faict, agriculteur à Ercourt et pré- sident. Seules 6 000 t récoltées après le 30 juillet avaient dû être séchées à cause de la pluie. «Ces frais de séchage ont été offerts aux adhérents.»

Après la récolte, place à la vente. «En blé, les volumes étaient conséquents et qualitatifs. Cela nous a permis une commercialisation honorable, à 162,69 €/t prix final», résume Jean-Charles Denis, le directeur. L’orge, en revanche, a été gardé en stockage un moment car il s’avérait peu rémunérateur. La vente, en deuxième partie de campagne, a débouché sur un prix total de 142 €/t pour un taux de protéines inférieur ou égal à 8,5 % et 160 €/t lorsque le taux de protéines était supérieur à 8,5 %. Comptez 156 €/t pour le maïs et 378 €/t pour le colza durable.

Du colza durable valorisé

Calipso souhaite d’ailleurs développer ce colza durable, «qui permet une prime jusqu’à 40 €/t pour les adhérents qui s’y engagent». Il s’agit d’un bonus gaz à effet de serre (GES), qui valorise les pratiques agricoles qui stockent le carbone dans le sol et réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Plusieurs conditions sont à remplir : réaliser une déclaration de durabilité, un audit par un organisme expert et un diagnostique individuel de l’exploitation. Il faut également garantir la traçabilité phytosanitaire grâce à l’OAD Smag Farmer ainsi que le pilotage de la fertilisation azotée avec l’outil Farmstar. Enfin, 30 t minimum doivent être livrées. Cette offre permettra-t-elle de maintenir les surfaces de colza ? Car chez Calipso, comme partout en France, cette culture est en régression. «Avec 343 doses de colza vendues, nous avons une baisse de 17 % des approvisionnements», détaille Jean-Marc Tahon, directeur commercial appro. La difficulté de gérer les ravageurs et les maladies sont les principales causes de l’abandon progressif de la culture.

Les autres approvisionnements se portent bien, puisque les semences présentent une évolution de 11 % du chiffre d’affaires : + 47 % de semences fourragères et de couvert, soit 152t, +16% de semences de maïs, soit 100 t... En blé, les cinq premières variétés que sont Chevignon, KWS Extase, Filon, Complice et Sacramento, représentent 60 % des parts de marché, alors qu’en orge, trois variétés (Amistar, Margaux et Etincel) représentent 81 % des parts de marché. En ce qui concerne le phosphore et la potasse, Jean-Marc Tahon prévient : «les demandes d’appro ont été divisés par quatre en trente ans. Cela peut conduire à un déficit en minéraux qui impactent les cultures.» Ces cultures était notamment moins en forme cette année. Avec 182 000 t, la campagne 2020 s’est avérée un peu moins bonne. Pour valoriser au mieux celle à venir, la coopérative lance un appel : «nous vous invitons à renouveler vos engagements de campagne rapidement, car cela nous permet de nous positionner tôt sur le marché», explique Olivier Faict. Une prime de 10 € est toujours d’actualité. 

 

Des ristournes conséquentes

Calipso affiche, pour la campagne 2019-2020, un chiffre d’affaires de 69,3 millions d’euros pour un résultat net de 1,2 millions d’euros. Cette somme, la coopérative a choisi de la redistribuer en partie à son millier d’adhérents. Cela représente 2,81 % des intérêts du capital, pour un montant de 52 169 €. Les adhérents se voient proposer une ristourne de 1 €/t d’aliments composés, soit 8 347 € au total, et 507 702 € de ristournes sur les approvisionnements (2,5 % de ce chiffre d’affaires, sauf N39 et Humocal). «La loi de séparation de la vente et du conseil des produits phytos nous a imposé un choix et nous avons fait celui de la vente. Nous devons donc être compétitifs sur ce point», justifie Jean-Charles Denis, le directeur.
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