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26 000 délégués cantonaux à élire

Les élections des délégués cantonaux de la MSA auront lieu entre le 12 et le 27 janvier 2015.

© AAP

Comme tous les cinq ans, le monde agricole élira le 27 janvier 2015 ses représentants à la MSA. Trois millions d’adhérents à la MSA, actifs et retraités, répartis sur trois collèges (exploitants / salariés / employeurs) voteront pour élire 26 000 délégués cantonaux.
Le vote aura lieu par correspondance mais également, et c’est la nouveauté de ces élections, via Internet. Le 12 janvier 2015 au plus tard, chaque électeur recevra chez lui, par courrier, son «matériel de vote». Il disposera de deux semaines pour voter. Qu’il s’agisse d’un vote par courrier ou d’un clic via Internet, après le 27 janvier 2015, il sera trop tard.
Les résultats seront connus le 3 février 2015. Le 3 avril au plus tard, seront élus les conseils d’administration des 35 caisses de MSA. Le processus s’achèvera en juin 2015 avec l’élection des 29 administrateurs et du président de la caisse centrale de la MSA.

INTERVIEW

Robert Verger, vice-président de la Fnsea, président de la Commission sociale
«Votez massivement pour une protection sociale de proximité»

La MSA procède à l’élection de ses délégués cantonaux du 12 au 27 janvier prochain. Quel est le rôle des délégués ?
Comme tous les cinq ans, les exploitants, les employeurs et les salariés de l’agriculture, actifs et retraités procéderont à l’élection de leurs délégués cantonaux auprès de la MSA, en janvier prochain. Une fois élus, ces délégués qui représentent l’ensemble des assujettis sur la totalité du territoire auront en charge de faire remonter les problématiques des agriculteurs en matière sociale et participeront au développement des services offerts par la MSA.

Dans cette élection, qu’est que les listes FNSEA/JA entendent défendre et promouvoir ?
A l’occasion de ce vote, la Fnsea et les JA entendent montrer leur attachement à un régime de proximité, de lien entre les assurés et les élus et adapté aux particularités du monde agricole. Nous tenons par-dessus tout au guichet unique qui rassemble en un seul lieu les trois branches de la sécurité sociale : la protection sociale, la retraite et la famille. Ce qui est un gage non seulement de simplification mais aussi de réactivité et d’efficacité pour la profession notamment en cas de crise, d’aléas climatiques et autres situations difficiles où la MSA intervient pour soutenir les agriculteurs par des reports ou des prises en charge de cotisations sociales par exemple.

Des voix s’élèvent pour unifier les régimes de sécurité sociale. Quel intérêt y a-t-il de conserver une spécificité agricole ?
Une protection sociale spécifiquement agricole est indispensable pour tenir compte des particularités de notre métier. Demandons-nous quelle serait la légitimité des agriculteurs au sein du régime général pour demander des aménagements et soutiens financiers pour leur secteur ?
Une chose est sure : le régime général ne ferait pas aussi bien que la MSA. D’ailleurs les pouvoirs publics n’ont pas intérêt à la fusion de tous les régimes. Le maintien de deux régimes, le général et l’agricole, leur permet d’avoir des éléments de comparaison en termes de gestion et d’efficacité.

Après la mise en place des indemnités journalières, le combat pour la parité des droits avec les autres catégories professionnelles est-il achevé ?
S’agissant des indemnités journalières qui ne sont qu’à 20 €/jour, il nous appartient de les revaloriser progressivement en évitant les dérives que l’on peut observer dans le régime général.
Mais notre principal combat à venir porte sur l’égalité de traitement au niveau des retraites, à savoir le choix des 25 meilleures années de revenu comme pour les autres actifs et non la carrière complète pour accéder à une pension complète. Sans oublier que l’effort pour la revalorisation des petites retraites agricoles qui restent extrêmement faibles doit être poursuivi et amplifié.

Quel est l’enjeu de cette élection pour la Fnsea
Cette élection est d’abord un test de participation. Plus la participation sera élevée et plus nous auront des arguments pour préserver un régime de protection sociale agricole autonome et de proximité.

Si vous aviez un message à transmettre aux agriculteurs, notamment ceux qui hésitent à voter, quel conseil délivreriez-vous ?
Votez massivement et portez-vous candidats. La MSA n’est pas seulement une structure qui perçoit des cotisations, mais une organisation qui verse des prestations. Elle accompagne aussi les agriculteurs quand ils sont en difficulté et leur délivre des conseils.

Interview réalisée par Michel Bourdoncle Actuagri

 

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