Aller au contenu principal

300 000 € pour booster l’innovation d’Extractis

Extractis, le centre technique agro-industriel de Dury, a reçu 300 000 € d’aides dans le cadre de France relance. Un coup de pouce pour poursuivre ses travaux sur la biomasse végétale au services des entreprises en quête d’innovation.

Philippe De Braeckelaer, directeur d’Extractis, et Christophe Buisset, son président, présentaient leur activité aux élus locaux, le 12 janvier, jour de remise officielle de l’aide France relance.
Philippe De Braeckelaer, directeur d’Extractis, et Christophe Buisset, son président, présentaient leur activité aux élus locaux, le 12 janvier, jour de remise officielle de l’aide France relance. 
© Alix Penichou

Et si les algues qui polluent les plages bretonnes servaient à produire des thermoplastiques, et devenaient alors une ressource verte ? Ce procédé fait partie de ceux que peut élaborer chaque année Extractis, centre technique agro-industriel basé à Dury, spécialisé dans l’extraction, le fractionnement et la chimie de la biomasse végétale pour le développement de nouveaux projets innovants. Ses travaux sont d’une aide précieuse pour l’innovation des entreprises pour qui il travaille, mais ils nécessitent de la trésorerie : «l’investissement est indispensable pour pouvoir proposer le coup d’avance. Il représente entre 400 et 500 000 chaque année», présente Philippe De Braeckelaer, directeur d’Extractis.

Comme les autres entreprises, le centre technique agro-industriel, sous forme associative, connait des difficultés liées à la crise. Il a donc répondu à l’appel à projet «industries dans les territoires» du plan France relance qu’a présenté le Premier ministre le 3 septembre 2020 : 100 milliards d’euros pour accélérer la transition écologique, la compétitivité économique et favoriser la cohésion sociale. «Nous avons besoin de réduire la facture énergétique du site, qui représente 9 % de notre budget annuel. Nous voulons notamment changer notre chaudière pour réduire notre consommation de gaz de 20 %. Nous souhaitons aussi investir dans des équipements pour une nouvelle technique de lyophilisation, dans un broyeur à billes qui permet de casser les micro-algues, et continuer à développer la capacité du micro-pilote», détaille le directeur. Des investissements à hauteur de 625 000 €, dont 300 000 € ont été accordés dans le cadre de France relance. Quatre emplois seront créés en deux ans, pour compléter les trente-deux permanents. 

«Trente-quatre entreprises ont candidaté, précise Myriam Garcia, sous-préfète et secrétaire générale de la préfecture de la Somme. On espère que d’autres seront reçues. Il y a énormément de candidats, et pour pouvoir être réactifs, les services de l’État instruisent dix dossiers par région par semaine.» «Nous avons été très agréablement surpris par la rapidité du traitement de notre dossier et de l’attribution de l’aide. Elle nous permet d’aller de l’avant dès aujourd’hui», se réjouit Christophe Buisset, agriculteur à Aveluy et président d’Extractis. 

 

De l’idée au produit final

Aller de l’avant, cela signifie pour Extractis d’aider quatre-vingt entreprises par an, de la multinationale à la start-up, à réaliser leur projet. Extractis est en fait un prestataire de services qui aide à concevoir et à mettre sur le marché de nouveaux produits biosourcés. «Nos équipements, qui représentent 12 millions d’euros, nous permettent de travailler la matière de quelques grammes à plusieurs tonnes, explique Philippe De Braeckelaer. Nous pouvons aller de l’idée jusqu’au produit final, grâce au laboratoire, au micro-pilote, au pilote, et à la construction.» Les domaines sont variés : cosmétique, nutrition, santé, additifs techniques… «Nous sommes souvent le relai industriel, qui permet à une entreprise d’avancer tout en s’organisant.» L’innovation n’a donc pas fini de germer dans la Somme.

 

Incroyables projets

Chez Extractis, aucune idée n’est farfelue. «Nous étudions toutes sortent de matières, pour réaliser toutes sortes de projets. Le but est toujours le même : un processus réalisable et économiquement viable», témoigne le directeur Philippe De Braeckelaer. 
Parmi les travaux menés, Extractis a notamment travaillé pour Saint Louis Sucre dans la production de microfibres de cellulose de pulpes de betteraves hautement raffinées. Ce produit s’avère intéressant dans l’agroalimentaire, en remplacement du Xanthane, ou dans l’industrie non alimentaire allant du système de récupération du pétrole au renfoncement de pneumatiques. Extractis est intervenu dans les développements pendant six ans, à l’échelle laboratoire et transfert du procédé à l’échelle pilote industriel. Autre exemple, pour Limagrain, Extractis a planché sur le développement d’un procédé d’extraction d’arabinoxylanes de maïs pour le secteur des auxiliaires technologiques de l’enrobage de semences potagères. 10 t de lots industriels sont produits chaque année depuis quinze ans.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

mouflon en baie de Somme
Trop de mouflons et de sangliers en baie de Somme, une battue organisée

Face à la progression des dégâts agricoles et aux déséquilibres écologiques sur le littoral samarien, l’État et les acteurs…

Terres et Eaux en procédure de sauvegarde chasse pêche outdoor
Terres et Eaux, l’enseigne emblématique de l’équipement outdoor, dans les ronces

Le Tribunal de commerce de Lille-métropole a ouvert le 19 janvier 2026 une procédure de sauvegarde à l’encontre de…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

Rima Hassan insulte Laurent Duplomb
PPL Duplomb : une députée LFI préfère l’insulte au débat

La proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb sur la réautorisation de certains produits phytosanitaires ravive un débat…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde