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450 hectares de betteraves à ressemer dans la Somme

Au 20 avril, la CGB estime autour de 4 500 hectares la surface de betteraves sucrières endommagées par l’épisode de gel dans les Hauts-de-France et donc à ressemer. La Somme compte pour 10% de ces surfaces.

Les surfaces impactées par le gel sont finalement plus importantes qu’annoncées la semaine dernière. Un nouveau coup dur pour une filière déjà fragilisée par la jaunisse en 2020.

Fonction de la date de semis, de l’humidité des sols au moment du gel, de l’orientation des parcelles, du type de sols, également de la profondeur de semis etc… «les dégâts de gel sont très variables» dans la région Hauts-de-France, constatait la CGB, en ce milieu de semaine. Ces observations viennent confirmer ce que l’on constatait la semaine dernière, mais fait nouveau : les surfaces impactées sont finalement plus importantes qu’annoncées. Sur la base d’observations réalisées au champ, les surfaces à ressemer sont estimées à 4 500 hectares dans une région où la sole betteravière se situe autour de 200  500 hectares. Les départements de l’Aisne (1 500 hectares) et de l’Oise (2 500 hectares) pourraient être les plus touchés, devant la Somme (450 hectares) et le Nord-Pas de Calais (moins de 50 hectares). Ces données restent toutefois à prendre avec des pincettes, insiste la CGB, et pourraient ainsi «encore évoluer dans les prochains jours» (lire également en page 21). 

Entre 40 et 50 000 hectares au niveau national
S’il existe un certain nombre de producteurs ayant déjà pris la décision de ressemis, pour d’autres, il est encore tôt. «Fonction du redémarrage de la végétation avec le redoux, les planteurs pourront dans les prochains jours mieux appréhender la situation», prévient la CGB. Avant de ressortir le semoir, «les agriculteurs doivent évaluer les populations à l’hectare et il est recommandé par l’Institut technique de la betterave de ne ressemer que lorsque la population est inférieure à 40 000 pieds/hectare à comparer à des densités de semis allant de 110 000 pieds à 120 000 pieds».  
Au niveau national, les surfaces potentiellement à ressemer, seraient quant à elles comprises entre 40 et 50 000 hectares, dont la majorité concerne l’Ile-de-France et le Centre Val de Loire mais aussi la Champagne. «Après les crises successives subies par les planteurs et notre filière, qu’elles soient économiques, climatiques, sanitaires, les conséquences de cet épisode de gel seront lourdes», craint d’ores et déjà la CGB. 

Un impact lourd sur la prochaine campagne
En effet, en plus des ressemis, de leurs coûts et risques liés (implantation et impact sur le rendement final), les semences utilisées sont non traitées néonicotinoïdes (NNI) afin des respecter la réglementation de la dérogation les concernant. Ce point est synonyme d’inquiétudes face aux risques d’inefficacité des protections insecticides autorisées contre les pucerons et la jaunisse, en l’absence de semences traitées NNI. Aucun planteur ne souhaite renouveler l’expérience malheureuse de 2020 en la matière.
Pour les surfaces laissées en l’état, du fait d’une population pour partie détruite par le gel dans certaines zones, le rendement final 2021 risque d’être impacté. En cascade, les volumes à travailler par les groupes sucriers seront réduits, avec des conséquences sur les charges des sucreries, les volumes mis sur les marchés et in fine la rémunération des planteurs.

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