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Abbeville-Moyenneville : plan de soutien élevage et énergies renouvelables

Les assemblées cantonales de la FDSEA se poursuivent.

Une trentaine de producteurs s’est réunie pour les assemblées cantonales d’Abbeville et de Moyenneville. Débat et repas convivial ont permis de resserrer les liens du canton.
Une trentaine de producteurs s’est réunie pour les assemblées cantonales d’Abbeville et de Moyenneville. Débat et repas convivial ont permis de resserrer les liens du canton.
© AAP

Plus de trente personnes ont participé à l’assemblée générale des cantons d’Abbeville et de Moyenneville, qui s’est déroulée à Yonval, sous la présidence de Carole Boudailler pour le canton d’Abbeville et Olivier Bouvet pour le canton de Moyenneville. L’assemblée a été l’occasion de faire le point sur le plan de soutien élevage qui s’est mis en place l’été dernier.
Dans le cadre du fonds d’allégement des charges, c’est-à-dire la prise en charge des intérêts des annuités, 203 dossiers ont un taux de spécialisation supérieur à 40 %, un taux d’endettement supérieur à 60 % et un revenu annuel inférieur à 13 000 euros. Les dossiers sont en cours de paiement.
Concernant la MSA, 157 éleveurs ont bénéficié de la prise en charge des cotisations sociales, elle a été versée la semaine dernière. Avec le plan de soutien élevage, il était possible de restructurer sa dette. «Aujourd’hui, les contrats de prêts sont modulables, et il est possible de faire une pause crédit, c’est ce que nous avons proposé aux éleveurs. 342 éleveurs nous ont sollicités en Picardie pour l’instant», a expliqué Arnaud Pyckaert, responsable du marché agricole au Crédit Agricole Brie Picardie.
Et de poursuivre : «Les éleveurs attendent le dernier moment. Il faut essayer de prendre les devants et réaliser un prévisionnel. Rallonger les échéances sur les investissements en bâtiment, foncier et reprise ne pose pas de problème. Sur du matériel, c’est plus compliqué.» Le Crédit Agricole propose des prêts de trésorerie aux agriculteurs sur trois ans. Il ne faut donc pas hésiter à se rapprocher de son conseiller.
La FDSEA continue à se battre pour les prix. «Nous avons bloqué les plateformes d’achat la semaine dernière. L’objectif était de mettre la pression pour que les négociations en cours sur les marques nationales aillent dans le bon sens. Nous avons également interpellé les politiques pour tout ce qui est normes et charges qui pèsent sur nos exploitations», a précisé Thibaut Henocque, secrétaire général adjoint à la FDSEA de la Somme. «Les actions vont se poursuivre. Nous vous tiendrons informé des évolutions.»
Enfin, Romain Six, de la Chambre d’agriculture, est intervenu sur les énergies renouvelables. Selon lui, «ceux qui projettent de construire un nouveau bâtiment doivent envisager de le doter de panneaux photovoltaïques en veillant à choisir la bonne entreprise et à l’exposition au soleil. L’idéal est de se regrouper, cela permet de baisser les coûts d’achat. Il faut en profiter, c’est une bonne solution pour rentabiliser son bâtiment et les panneaux sans trop se fatiguer». Pour un bâtiment de 1 200 m², il faut compter un investissement de 120 000 euros dans les panneaux pour une recette de 240 000 euros. «Pour ce qui est de la méthanisation, c’est plus compliqué que le solaire», a précisé Romain Six. «L’investissement est plus lourd, 700 000 euros minimum. Il faut trouver de quoi l’alimenter, valoriser la chaleur et la méthanisation demande quelques heures de travail par jour. D’un point de vue agronomique, c’est une bonne chose, car l’azote organique est transformé en azote ammoniacal et permet donc de diminuer les achats d’azote liquide», a-t-il conclu.
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