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Emploi
Agroalimentaire : une semaine pour séduire

La semaine nationale des métiers de l’agroalimentaire se tiendra du 4 au 8 novembre avec près de 150 événements à travers la région. L’occasion de séduire pour le premier secteur industriel de France. 

Scolaires et demandeurs d’emploi, notamment, bénéficieront de visites d’usines agroalimentaires.
© L. T.

Pour la quatrième année, du 4 au 8 novembre, la semaine des métiers de l’agroalimentaire prendra un peu d’avance sur la semaine de l’industrie (du 18 au 24 novembre). Car si l’agroalimentaire représente le premier secteur industriel en France, il a des besoins en personnel croissants et doit faire avec un déficit d’image ou d’attractivité dont souffrent moins les industries automobile ou cosmétique, notamment. La région accueille plus de 25 sièges sociaux de très grands groupes, et sur le territoire, les noms de Danone, Coca-Cola, Bonduelle ou Roquette parlent à chacun. C’est sans oublier que «90 % des entreprises agroalimentaires sont des TPE et des PME» et que leur volume cumulé dépasse celui des mastodontes, rappellent les organisateurs. 

Agro-Sphères, association régionale des entreprises agroalimentaires (340 adhérents) ou encore France Travail sont à l’œuvre pour coordonner les 150 événements régionaux. Mais aussi des rendez-vous à destination des scolaires, dont certains bénéficieront de visites d’usines, et des demandeurs d’emploi qui pourront, eux aussi, arpenter les couloirs des entreprises avant des réunions collectives et autres sessions de recrutement. 

Les CDI en légère hausse 


L’enjeu est bien de séduire un public qui arrive rarement dans l’agroalimentaire par vocation. «Il s’agit le plus souvent d’opportunités. Mais quand ils sont dans le secteur, les gens y restent généralement», explique Fanny Desrousseaux, chargée de mission attractivité chez Agro-Sphères qui précise encore : «Neuf professionnels de l’agroalimentaire sur dix se disent fiers de travailler dans ce secteur. Il s’agit quand même de nourrir le monde.»
Du sens OK, mais aussi des conditions de travail et un degré de technologie qui seraient loin des clichés que draine l’industrie agroalimentaire, traditionnellement réticente à communiquer. Des contraintes d’hygiène mais aussi un sens exacerbé du secret industriel participent à entretenir la méconnaissance, que cette semaine ambitionne de bousculer un peu. Dans les faits, les salaires ou la pénibilité, dans le secteur des produits de la mer par exemple, restent des freins. Commerciaux, chargés de marketing, conducteurs de ligne, opérateurs de production, techniciens qualité, électromécaniciens et autres responsables maintenance : les métiers de l’agroalimentaire sont multiples et répartis sur tout le territoire. «Avec 800 usines sur la région, il y a forcément un emploi pour vous où que vous habitiez», milite Fanny Desrousseaux. 
Pas tellement de difficultés en termes de formation car «le prérequis pour travailler dans l’agroalimentaire est de savoir lire, écrire et compter», résume la chargée de mission d’Agro-Sphères qui évoque, avec Isabelle Parmentier, directrice régionale de France Travail spécialisée dans l’agriculture, les nombreuses formations qualifiantes à disposition. Le défi est de trouver les candidats. 29 700 déclarations préalables à l’emploi ont été enregistrées sur la période de juillet 2023 à juin 2024, c’est une hausse de 2,2 % par rapport à l’année précédente. La région occupe la quatrième place au national pour l’agroalimentaire et le taux d’embauches, en CDI notamment, a augmenté de 4,6 % en 2023, en raison du besoin pressant de remplacer les départs à la retraite. Certains postes, comme les responsables ou techniciens de maintenance qui peuvent travailler dans tous types d’industrie, sont particulièrement recherchés et leur grille de salaire a été revue à la hausse pour faire face à cette concurrence.

Job dating et visites d’entreprises 
Des jobs dating collectifs seront organisés à travers la région. Au programme : une date par département avec Laon le 4/11 de 13 h  45 à 16  h  30 au Greta (en présence des entreprises William Saurin, Maraichef, Fruits rouges & Co, Florepi et Daunat) ; Lassigny le 5/11 de 9h à 12h au Tiers-Lieu le Château (présence de Pastacorp-Lustucru, Dailycer, Saint Louis Sucre, ABCD Nutrition, Materna et Babynov) ; Dunkerque le 6/11 de 9h à 12h au Palais de l’Univers de Cappelle-la-Grande (en présence de Novepan, Cémoi, Fruidor, Clarebout, Daudruy et Coca-Cola) ; Péronne le 7/11 de 9h à 12h à l’Historial de la Grande Guerre (avec Tereos, Ecofrost, Bonduelle, Endiverie de Soyécourt, Picvert, Verbau, Stef, Pomliberty, Comyn Distribution, Cristal Union) et Arras le 8/11 de 8h30 à 12  h 30 à la chambre d’agriculture (avec Häagen Dazs, Ingredia, Foodiz, Agrafresh, Bonduelle, Crusta C).

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