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Après la vague de froid, le régime de calamité agricole va être activé

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a annoncé hier soir, jeudi 8 avril, que le régime de calamité agricole allait être mis en place pour répondre à l'épisode de gel qui frappé de nombreuses régions et causé des dégâts importants aux cultures ces derniers jours.

Julien Denormandie
Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, en déplacement ce vendredi après-midi dans des vignobles en Indre-et-Loire pour constater les dégâts de la vague de froid des derniers jours. (Ministère de l’Agriculture).
© Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation / Twitter

Alors que certains agriculteurs ont beaucoup, voire tout perdu, de leurs futures récoltes, et que la FNSEA demandait le jeudi 8 avril « une réponse rapide des pouvoirs publics », le ministre de l'agriculture a répondu favorablement hier soir en annonçant sur France Info que le régime de calamité agricole allait pouvoir être engagé.

« On est aujourd'hui face à une situation tout à fait exceptionnelle, particulièrement difficile, qui touche un grand nombre de cultures. La viticulture bien sûr, l'arboriculture, mais aussi les grandes cultures comme celle de la betterave, du colza », a d’abord constaté Julien Denormandie, avant de détailler les mesures qu’il envisageait.

Face à une situation « particulièrement difficile », il s’est engagé à « lancer la mise en œuvre de ce qu'on appelle le régime de calamité agricole », ainsi qu’à « étudier également les dispositifs fiscaux habituels que nous pouvons mettre à disposition des agriculteurs qui sont face à ces difficultés ».

L’État ne devrait cependant pas être le seul à répondre à cette situation exceptionnelle, puisque le ministre de l’Agriculture a demandé dans le même temps « la mobilisation (…) des assureurs, évidemment (…), des banquiers, qui sont évidemment là aussi des acteurs clés ».

Le montant de l’indemnisation à consacrer à l’indemnisation des pertes liées à l’épisode de gel de ce milieu de semaine n’est quant à lui pas encore arrêté : « L'estimation précise, elle, n'est pas encore faite », a expliqué Julien Denormandie à France Info. « Il est trop tôt. D'abord parce que les épisodes de gel viennent de se passer et que donc il faut voir les conséquences concrètes sur la nature et sur nos cultures. Mais aussi parce que malheureusement, il est à craindre de nouveaux épisodes de gel dans les prochains jours que nous suivons avec énormément d'attention et qui pourraient venir alourdir, si je puis dire, la situation déjà très difficile à laquelle nous sommes confrontés », a-t-il conclu.

Ce vendredi 9 avril, en début de matinée, Julien Denormandie a échangé en visioconférence avec les organisations professionnelles agricoles pour faire le point sur les dégâts. Il s'est ensuite rendu en Indre-et-Loire, aux côtés de viticulteurs et agriculteurs afin de constater sur place l'étendue des dégâts. Il sera demain, samedi, auprès des arboriculteurs.

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